Place à la fermeté dans la gestion de la crise

VIOLENCES URBAINES Augmentation des effectifs de police, envoi du Raid, hélicoptère…

Alexandre Sulzer

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AFP

L'exécutif sort ses muscles. A peine rentré de Chine, Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi matin que «ceux qui ont pris la responsabilité de tirer sur des fonctionnaires se retrouveront devant la cour d'assises» après les violences urbaines dans le Val d'Oise. Des propos qui ont été accompagnés de l'annonce de l'ouverture d'une information judiciaire pour «homicides involontaires» sur les personnes des deux jeunes décédés. Ce que souhaitaient les familles des victimes.

Même fermeté du côté de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui a indiqué mercredi sur Europe 1 que le «dispositif policier» mis en place à Villiers-le-Bel serait «maintenu autant que nécessaire» et que «les délinquants ne pouvaient espérer aucune tolérance».

Sur le terrain, 1.000 hommes ont été déployés à Villiers-le-Bel dans la nuit de mardi à mercredi. Un hélicoptère muni d'un projecteur a également survolé la ville. Selon un journaliste de 20minutes.fr sur place, il vole toujours à faible hauteur au-dessus des barres d'immeubles dans la journée de mercredi.

Des armes retrouvées?

Outre le maintien de l'ordre, l'objectif était de mettre la main sur les armes à feu qui ont causé de gros dégâts les nuits précédentes dans les rangs de la police. Des membres du Raid ont été envoyés sur place, indique à 20minutes.fr un policier. Ils avaient pour mission de «neutraliser» les tireurs, notamment dans «les bois» où seraient cachées des armes de très gros calibre. Mais il n'a pas pu indiquer combien d'armes ont été ainsi récupérés. «Mais si c'était significatif, les autorités auraient communiqué».

Selon l'Unsa-Police en tous les cas, 43 personnes ont été interpellées dans le Val d'Oise au cours de la nuit. Un chiffre très supérieur à celui des deux nuits précédentes au cours desquelles treize individus avaient été arrêtés.