Les forces de police patrouillent en nombre dans les rues de la ville

VILLIERS-le-BEL Un calme tendu règne dans la ville depuis l'accident qui a mis le feu aux poudres...

La rédaction de 20 Minutes, avec AFP

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Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, rendent visite au commissaire blessé lors des événements de Villiers-le-Bel, le 28 novembre 2007.
Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, rendent visite au commissaire blessé lors des événements de Villiers-le-Bel, le 28 novembre 2007. — THOMAS COEX / AFP
21h26: Bertrand Delanoë, maire PS de la capitale, indique qu'il se sent «solidaire» et «salue» les «habitants de l'agglomération parisienne qui sont à nouveau dans l'épreuve», lors d'une réunion publique au gymnase Berlioux (1er) consacrée à «Paris métropole».

20h43:
Un calme tendu règne à Villiers-le-Bel où les forces de l'ordre sont, comme la veille, déployées en force. Selon la préfecture du Val d'Oise, qui ne fournit d'indication chiffrée, seuls «quelques feux de poubelles et de véhicules» ont été enregistrés depuis la fin de l'après-midi, et trois personnes interpellées. Aucun attroupement n'est visible dans la commune et tous les commerces sont fermés. Les forces de police patrouillent en nombre dans les rues de la ville, à pieds, en camionnettes ou en voitures, particulièrement aux abords des grands ensembles.

19h02:
Le député PS des Landes Henri Emmanuelli juge que les forces de l'ordre déployées dans les banlieues donnent «l'impression d'une police d'occupation», et affirme qu'il manque «30 millions d'euros» pour la politique de la Ville.

18h55:
Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, affirme que «la paix n'était qu'apparente» dans les quartiers et estime que le «plan banlieue» doit devenir «la préoccupation de tous les ministres et de tous les partis».

18h43:
L'élection législative partielle destinée à pourvoir le siège laissé vacant par Dominique Strauss-Kahn (PS) dans la 8e circonscription du Val-d'Oise se déroulera comme prévu les 9 et 16 décembre malgré les récentes violences à Villiers-le Bel, indique la préfecture du département.

17h20:
Le dispositif de sécurité renforcé mis en place mardi soir à Villiers-le-Bel pour prévenir de nouvelles violences entre jeunes et forces de l'ordre est maintenu ce soir, selon la préfecture du département.

17h19:
L'Inspection générale de la police nationale n'a pas établi avec précision si la voiture de police impliquée dans la collision qui a coûté la vie à deux adolescents, dimanche à Villiers-le-Bel, avait été ou non déplacée ou avait fait l'objet de dégradations après l'accident, indique-t-on de source policière.

16h53:
Le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, confirme que Nicolas Sarkozy s'adressera jeudi matin à quelque 2.000 policiers et gendarmes réunis à La Défense (Hauts-de-Seine) pour leur présenter ses «objectifs».

16h42:
Le soleil commence à décliner, une compagnie complète de CRS arrive près de la mairie de Villiers-le-Bel. Avant la tombée de la nuit, les forces de l'ordre commencent à quadriller la ville et à se positionner dans le quartier où ça a chauffé les nuits précédentes, témoigne un journaliste de «20 Minutes».

15h49:
Le parquet de Pontoise ouvre une enquête préliminaire pour tentative d'homicide sur deux policiers blessés par des tirs de plomb lundi à Villiers-le-Bel (Val d'Oise), apprend-on de source policière.

15h36:
Le Premier ministre, François Fillon, annonce aux députés que «l'effort» pour assurer une présence policière va continuer à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), malgré l'amélioration de la situation.

14h20:
«Une fois de plus il empiète sur le pouvoir judiciaire», affirme le secrétaire national du PS à la Justice, André Vallini, au sujet de Nicolas Sarkozy qui a promis la cour d'assises à ceux qui ont tiré sur la police dans le Val-d'Oise, alors que cette décision appartient au juge.

14h15:
Selon nos journalistes sur place, un hélicoptère survole, à basse altitude, les barres d'immeubles de Villiers-le-Bel.

13h40:
Le calme règne à Villiers-le-Bel, selon nos journalistes sur place. Et ce pour deux raisons : un déploiement sans précédent des forces de l'ordre depuis la veille, avec notamment des équipes du Raid, et un appel au calme lancé par les familles.

13h29:
Le plan pour les banlieues, préparé par la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville Fadela Amara, sera présenté comme prévu le 22 janvier, annonce le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez.

13h16:
Malek Boutih, secrétaire national du PS chargé des questions de société, estime qu'il fallait des «décisions politiques majeures», car la violence «monte et va continuer à monter». Il fustigée «cette sorte d'innocence dans l'observation d'un phénomène».

12h42:
La secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara sort de son silence. «Je crois qu'il faut qu'on sache se taire à un moment donné quand des familles vivent des moments difficiles, il faut respecter ce deuil-là», a-t-elle répondu à des journalistes qui l'interrogeaient à la sortie du Conseil des ministres.

12h29:
L'ouverture d'une information judiciaire, annoncée par Nicolas Sarkozy, est «un geste fort» de nature à «apaiser» les esprits, estime l'un des deux avocats des familles, Emmanuel Tordjman.

11h20:
Roger Karoutchi (UMP), président du groupe Majorité présidentielle au conseil régional d'Ile-de-France, souhaite que la Région apporte une aide financière aux communes du Val-d'Oise touchées par les violences de ces derniers jours.

11h16:
«Il y a eu deux fois moins de bâtiments, de véhicules et de poubelles incendiées que la veille», indique la préfecture. Lundi soir, 63 véhicules, cinq bâtiments et 15 poubelles avaient été incendiées dans le Val-d'Oise, selon un bilan de préfecture dressé dans la nuit de lundi à mardi. De plus, «quelques policiers» ont été blessés, indique-t-on de même source.

10h52:
Pour le secrétaire général de la CFDT François Chérèque «depuis deux ans, rien n'a changé». «Je suis inquiet. Deux adolescents qui perdent la vie, c'est insupportable. Mais le niveau de la violence a franchi un cran de plus et dépasse la réaction tolérable. On a le sentiment que depuis deux ans, rien n'a changé...», déplore le leader syndical dans une interview au «Parisien».

10h29:
Nicolas Sarkozy annonce aux familles l'ouverture d'une information judiciaire pour élucider les circonstances de la mort des deux adolescents, selon leur avocat Jean-Pierre Mignard.

9h52:
Le syndicat Alliance se «félicite» de l'important renforcement du dispositif policier, mardi soir à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), qui «a permis de maintenir la paix et la sécurité publiques».

9h46:
Le président de l'UDF-Modem François Bayrou qualifie de «déclarations habituelles» les propos de tenir Nicolas Sarkozy, promettant la cour d'assises à ceux qui ont tiré sur la police. «Qu'on mène l'enquête, qu'on fasse ce qu'il faut pour que la justice fasse son travail. Encore une fois, la communication sur les promesses, je trouve que ça commence à faire trop», a-t-il déclaré sur France Inter.

9h:
Les familles des deux adolescents tués dimanche sont arrivées à l'Elysée où elles seront reçues par Nicolas Sarkozy.

8h41:
Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, indique sur Europe 1 que le «dispositif policier» mis en place à Villiers-le-Bel serait «maintenu autant que nécessaire» et que les délinquants ne pouvaient «espérer aucune tolérance».

8h30:
Ceux qui ont «pris la responsabilité de tirer sur des fonctionnaires se retrouveront devant la cour d'assises» affirme Nicolas Sarkozy à Eaubonne (Val-d'Oise) dans une déclaration à la presse retransmise par France Inter. «Les faits commis portent un nom, c'est tentative d'assassinat», a-t-il poursuivi.

7h30
: Nicolas Sarkozy reprend la main: peu de temps après son atterrissage depuis la chine (6h45), il est arrivé à l'hôpital d'Eaubonne (Val-d'Oise), où est soigné le commissaire grièvement blessé lors de la première nuit de violences.

7h
: Les affrontements avec les forces de l’ordre ont cédé la place au calme, mardi soir à Villiers-le-Bel, où aucun incident majeur n’est à déplorer.

00h:
Malgré le retour au calme à Villiers-le-Bel et les communes voisines, la préfecture du Val d’Oise fait état de 22 interpellations.