«Gauche moderne va faire bouger les lignes»

Recueilli par David Carzon

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Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération. Jean-Marie Bockel, ministre d'ouverture de Sarkozy, lance aujourd'hui un nouveau parti à gauche...

Pourquoi ce nouveau parti?

C'est une suite logique à mon adhésion à l'ouverture de Nicolas Sarkozy. La gauche n'a pas su se rénover et mes idées sociales-libérales ont finalement rencontré celles libérales-sociales du président de la République. Gauche moderne va faire bouger les lignes pour que cette ouverture ne soit pas seulement une question de débauchage.

Qui en fera partie?

Des gens de gauche: Pierre Laffitte, président du groupe RDSE au Sénat, Yves Urietta, maire de Pau, Philippe Sanmarco, conseiller municipal de Marseille, Georges-Marc Benamou, conseiller du Président...

Jean-Marie Cavada a quitté Bayrou. Va-t-il vous rejoindre?

C'est encore trop tôt pour le dire, même s'il y a convergence.

Où vous situez-vous sur l'échiquier politique?

Difficile de répondre à cette question dans un pays où on ne peut être que de droite ou de gauche. Je reste un homme de gauche qui pense que nous devons soutenir la démarche de réforme de Nicolas Sarkozy. Nous sommes inclassables.

Vous soutenez les réformes du gouvernement?

Je soutiens l'essentiel des réformes sans états d'âme. En revanche, j'ai des exigences en matière de pouvoir d'achat, d'emploi ou de décentralisation.

Comment voyez-vous l'avenir du Parti socialiste?

Pas en rose. Le PS reste sous l'emprise idéologique de la gauche du parti. Il doit renouveler sa pensée et son personnel politique.