La police de proximité est demandée dans les cités

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Inévitablement, le sujet revient. Des responsables politiques, de droite comme de gauche, ont réclamé hier le rétablissement de la police de proximité supprimée par Nicolas Sarkozy, à son arrivée au ministère de l'Intérieur en 2002, au prétexte qu'elle était trop laxiste. Hugues Portelli, maire (UMP) d'Ermont (Val-d'Oise), s'est dit hier « partisan » de son retour à la place des dispositifs actuels, inefficaces. « Dans ma commune, je sais très bien que si certaines équipes de CRS viennent, il y aura de la bagarre », a-t-il déclaré. Moins étonnant, Daniel Vaillant, ancien ministre (PS) de l'Intérieur, a jugé comme une « grave erreur » la suppression de cette police, ajoutant que ces violences n'arrivent « que quand la droite est au pouvoir ».

Plus politique, Dominique de Villepin a donné le coup de pied de l'âne à Sarkozy, en relançant son idée d'« une police de tranquillité publique ». « Une vraie police qui puisse au quotidien établir une relation de confiance avec les habitants », a expliqué l'ex-Premier ministre, en poste à Matignon au moment des émeutes de 2005.