Coût de la grève pour les grévistes: plus de 500 euros

REGIMES SPECIAUX A la RATP ou la SNCF, ils n'ont aps été payés pendant neuf jours...

avec AFP

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La grève à la SNCF et la RATP, qui a encore perturbé le trafic lundi, malgré une baisse de mobilisation des cheminots (26,2%), devrait continuer pour la 7ème journée consécutive mardi, alors que les fonctionnaires cesseront à leur tour le travail pour 24 heures.
La grève à la SNCF et la RATP, qui a encore perturbé le trafic lundi, malgré une baisse de mobilisation des cheminots (26,2%), devrait continuer pour la 7ème journée consécutive mardi, alors que les fonctionnaires cesseront à leur tour le travail pour 24 heures. — Mychèle daniau AFP

Au terme d'une dizaine de jours de grève, les grévistes de la SNCF et de la RATP voient leurs salaires amputés respectivement de 540 et 700 euros nets en moyenne, et les dispositifs de «solidarité» mis en place par certains syndicats restent très symboliques. Les jours de grève ne sont pas payés par les deux entreprises et il est interdit aux agents de poser des jours de RTT ou de vacances sur les jours concernés.


La SNCF retient pour chaque jour de grève un trentième du revenu net mensuel, primes comprises, ce qui correspond à 540 euros nets en moyenne pour les 9 jours de grève depuis le 13 novembre au soir, a-t-elle indiqué à l'AFP. Selon FO, les agents qui ont fait grève vendredi dernier, puis lundi, verront leurs jours de repos du week-end également retenus.

A la RATP, c'est 700 euros nets qui ne seront pas versés pour les 9 jours de grève, les agents perdant chaque jour de grève (c'est-à-dire hors repos prévu) «un vingtième de leur paie». Les retenues peuvent être réparties sur plusieurs mois.


Pour soutenir les grévistes, la CFDT a une «caisse nationale d'action syndicale» depuis 1974, alimentée par une partie des cotisations, qui sert également à l'assistance juridique. Cette «caisse de grève» permet une indemnité de 16 euros par jour pour les adhérents à partir du 3e jour de grève.

FO dispose aussi d'une «caisse de solidarité interprofessionnelle» financée par les cotisations, mais qui ne paye que «l'équivalent d'un repas par jour en cas de conflit dur».

Chez Sud-Rail, «il n'y a pas de caisse de grève nationale mais il peut exister des initiatives locales», sans compter la «solidarité» entre fédérations. En outre, le syndicat a relevé depuis le début de la semaine des «soutiens financiers spontanés d'usagers» qui ne sont «pas anecdotiques».

Mais, selon Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots, «on est loin de ce qui a existé en 1995. Les gens venaient donner des chèques et de l'argent liquide aux cheminots dans les gares, à chaque manifestation. Il y avait une caisse de solidarité financière gérée par l'ensemble des syndicats et répartie au prorata des jours de grève effectués par les cheminots», relate-t-il. La CGT-cheminots et la CGT-RATP affirment qu'il n'existe pas de caisse «officielle ou occulte» de leurs syndicats pour les grévistes.