Vers une solution pour les mal-logés de la rue de la Banque?

SOCIAL Le porte-parole du DAL est satisfait à l'issue de sa rencontre avec Sarkozy...

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Quelque 200 personnes se sont réunies mardi soir rue de la Banque (IIème) à Paris pour une "nuit de la solidarité" avec les familles qui campent sur les trottoirs depuis le 3 octobre pour exiger leur relogement.
Quelque 200 personnes se sont réunies mardi soir rue de la Banque (IIème) à Paris pour une "nuit de la solidarité" avec les familles qui campent sur les trottoirs depuis le 3 octobre pour exiger leur relogement. — Joël Saget AFP

Vers une solution pour les mal-logés de la rue de la Banque (Paris, 2e)? C’est ce qu’a affirmé vendredi Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole de Droit au logement (DAL), à l'issue d'une rencontre avec Nicolas Sarkozy. Une rencontre rendue possible grâce à la médiation de l’actrice Carole Bouquet, alors que des familles mal-logées sont installées dans cette rue du 2e arrondissement parisien depuis le 3 octobre.

«A l'issue de cette réunion, un accord écrit définissant un calendrier et une méthode pour déboucher sur le relogement de ces familles nous paraît désormais possible, tout comme des mesures plus globales pour d'autres ménages vivant à l'hôtel ou dans des conditions de grande précarité (foyers d'hébergement, caravanes, camping)», a estimé Jean-Baptiste Eyraud.

«Réquisitions»

Parmi ces mesures, le porte-parole du DAL a cité la mise à disposition de logements HLM vides parce qu'en attente de démolition ou de changement d'affectation, et celle de sous-locations par des associations dans le parc privé, sur le modèle anglais.

Il a également évoqué «des réquisitions», une revendication constante de l'association, qui affirme qu'il y a 2 millions de logements vacants en France.

Jean-Baptiste Eyraud a fait part des résultats de cette entrevue aux familles.
ru«Après une assemblée générale, il a été décidé de fournir la liste nominative des 376 familles du campement qui sera remise ce week-end à l'Elysée», a-t-il précisé. Mardi, devant l’Assemblée nationale, Christine Boutin, la ministre du Logement, avait lancé: «Je ne peux pas reloger des personnes dont on ne me donne pas les noms.»

Sollicitée par l'AFP, l'Elysée n'avait pas fait de commentaire en début d'après-midi.


Et vous, qu’en pensez-vous? Trouvez-vous que les engagements pris sont à même de régler le problème du mal-logement?