Dégradations à la SNCF: trois interpellations en Lorraine

ENQUETE Deux cheminots et un chauffeur routier...

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Trente personnes ont été tuées et plusieurs dizaines ont été blessées dans la nuit de mercredi à jeudi à la suite du déraillement d'un train dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris auprès d'une société des chemins de fer.
Trente personnes ont été tuées et plusieurs dizaines ont été blessées dans la nuit de mercredi à jeudi à la suite du déraillement d'un train dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris auprès d'une société des chemins de fer. — AFP/Archives
Deux cheminots et un chauffeur routier ont été interpellés pour des dégradations de matériel ferroviaire en Lorraine et comparaîtront devant la justice à Thionville (Moselle) et Nancy, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

«Deux carreaux et un visiophone cassé»

Un cheminot de 45 ans, «très bien noté par sa hiérarchie et estimé par ses collègues», a été appréhendé jeudi à 21h30 par la Brigade anticriminalité pour avoir brisé mercredi soir «deux carreaux et un visiophone» au poste d'aiguillage de Thionville, a déclaré Jean-Marc Léon, responsable CGT-cheminots à Metz.

L'homme, placé en garde à vue, sera présenté au parquet vendredi à 14h puis jugé à 15h en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Thionville, a indiqué le parquet. La SNCF a porté plainte contre lui pour «dégradation volontaire», selon la même source.

«Un coup de sang»

«C'est un coup de sang, un coup de tension au neuvième jour de conflit. Il n'y avait pas intention de saboter l'outil de travail», a commenté Jean-Marc Léon.
   
Un cheminot de 48 ans et un chauffeur routier, fils de cheminot, de 20 ans, ont également été interpellés mercredi en Meurthe-et-Moselle pour «entrave à la circulation ferroviaire», a déclaré le procureur de Nancy Michel Senthille. Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir purgé les freins d'un train arrêté par un piquet de grève le 16 novembre à Blainville-sur-l'Eau (Meurthe-et-Moselle, 30 km de Nancy), empêchant le redémarrage du convoi, a-t-il expliqué.

Quatre plaintes de la SNCF à Nancy

«Il n'y a pas eu d'acte de sabotage. Il n'y avait aucun danger, car le train ne pouvait redémarrer tant que les freins n'étaient pas remis en pression», a précisé le procureur de Nancy, ajoutant que les deux hommes, remis en liberté, comparaîtraient le 17 décembre en audience collégiale au tribunal correctionnel de Nancy. Au total, quatre plaintes ont été déposées à Nancy par la SNCF durant le conflit.