Le président de L'Arche de Zoé menace le gouvernement français

TCHAD Depuis la prison de N'Djamena où il est incarcéré...

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Le président de L'Arche de Zoé, Eric Breteau, qui s'est dit mardi "lâché" par les autorités françaises, a relancé, depuis la prison de N'Djamena où il est incarcéré, la polémique sur la tentative de transport du Tchad vers la France de 103 enfants par son association.
Le président de L'Arche de Zoé, Eric Breteau, qui s'est dit mardi "lâché" par les autorités françaises, a relancé, depuis la prison de N'Djamena où il est incarcéré, la polémique sur la tentative de transport du Tchad vers la France de 103 enfants par son association. — Thomas Coex AFP/Archives

Eric Breteau menace. Le président de L'Arche de Zoé s'est dit mardi «lâché» par les autorités françaises, depuis la prison de N'Djamena (Tchad) où il est incarcéré avec cinq autres membres de l'association. «Mais on a des preuves et elles sortiront», a-t-il affirmé à la presse, réitérant que les autorités françaises étaient au courant de cette opération controversée.

«Tout le monde parle sauf nous»

Dès le 25 octobre, Paris s'est vivement désolidarisé de L'Arche de Zoé, qualifiant son opération d'«illégale et irresponsable».

«Tout le monde parle sauf nous, il y a une sorte d'acharnement. On cherche à nous empêcher de parler», a déploré Eric Breteau. 7Du peu que l'on sait, on comprend qu'il y a une cabale hallucinante au centre d'une affaire d'Etat», a ajouté son assistante Emilie Lelouch, également détenue.

Les responsables de L'Arche de Zoé, qui ont toujours présenté les 103 enfants destinés à être évacués en France comme des orphelins du Darfour, région soudanaise voisine en proie à une guerre civile, ont réaffirmé leur position et plaidé la bonne foi.

«Pour nous, ça reste des orphelins»

«Pour nous, ça reste des orphelins du Darfour et on n'a jamais rencontré leurs familles», a assuré Eric Breteau. «On n'est jamais allés les chercher. Tout s'est passé par l'intermédiaire de chefs de villages qui nous apportaient des documents écrits, comme quoi ce sont des orphelins du Darfour», a-t-il insisté.

«Les chefs avec lesquels on a travaillé nous ont peut-être menti», a admis pour sa part Emilie Lelouch. «Mais si ces enfants avaient des parents, ils étaient avec nous pendant plus de six semaines: pourquoi ne les a-t-on jamais vus?», a-t-elle interrogé.

Selon une enquête d'organisations humanitaires internationales, la quasi-totalité des enfants sont originaires de villages tchadiens de la zone frontalière et ont au moins un parent ou un adulte qu'ils considèrent comme tel.

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