Nicolas Sarkozy riposte et tient le cap

MOUVEMENTS SOCIAUX Muet depuis une semaine, il n’a pas l’intention de céder...

D'après AFP

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Le conseiller social de l'Elysée Raymond Soubie a indiqué lundi qu'il tablait sur un retour à la normale dans les transports, en grève depuis six jours, "pour le milieu de la semaine".
Le conseiller social de l'Elysée Raymond Soubie a indiqué lundi qu'il tablait sur un retour à la normale dans les transports, en grève depuis six jours, "pour le milieu de la semaine". — Jacques Demarthon AFP

«On ne cèdera pas et on ne reculera pas», la riposte de Nicolas Sarkozy, au septième jour de la grève dans les transports contre la réforme des régimes spéciaux de retraite n’a pas vraiment surpris.

«La France a besoin de réformes pour relever les défis que le monde lui impose», a expliqué Nicolas Sarkozy devant l'Association des maires de France.

«Ce n’est pas une attaque»

Un discours attendu: habituellement omniprésent dans les médias, Nicolas Sarkozy était resté muet depuis le début des mouvements sociaux, mardi dernier.

Fidèle à la ligne édictée avant la grève, il a expliqué que «la réforme des régimes spéciaux de retraites, ce n'est pas une attaque contre les cheminots, les employés de la RATP, les électriciens ou les gaziers».  Selon lui, «c'est une question d'équité dans la répartition de l'effort face à l'évolution de la démographie, à la vie qui se prolonge, au nombre des retraités qui augmente par rapport au nombre des actifs».

Des initiatives sur le pouvoir d’achat

«Désormais, l'esprit de négociation doit l'emporter sur l'esprit de confrontation», a demandé Nicolas Sarkozy. «Des négociations s'ouvrent (...), c'est sur ce terrain que chacun doit désormais s'efforcer de faire valoir son point de vue. Ceux qui veulent travailler et qui sont de loin les plus nombreux doivent pouvoir le faire librement. Une petite minorité ne saurait imposer sa loi à une majorité, ni dans les services publics, ni dans les universités, ce qui est un comble.»

Pour répondre à certaines revendications des fonctionnaires, il a annoncé qu'il prendrait «dans quelques jours d'autres inititatives pour répondre à l'angoissante question du pouvoir d'achat, de la croissance et de l'emploi.»