Les fonctionnaires réclament des augmentations et des postes

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Enseignants, aides-soignantes, postiers, percepteurs... les fonctionnaires devraient être nombreux aujourd'hui à faire grève et à manifester à Paris et en province, l'ensemble de leurs syndicats ayant déposé un préavis de grève de 24 heures. Dans l'Education nationale, un prof sur deux devrait cesser le travail, des écoles primaires devraient être fermées et beaucoup de cours non assurés dans les collèges et lycées. Des préavis ont aussi été déposés dans les hôpitaux, les aéroports, à La Poste et à France Télécom. Quatre vols de la compagnie Air France prévus aujourd'hui entre Nice et Orly sont annulés.

Les motifs de leur mobilisation ? Primo, les salaires. Les syndicats réclament depuis l'élection de Sarkozy l'ouverture de négociations pour 2007, arguant qu'aucune augmentation ne leur a été accordée cette année. Pourtant, le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, a déclaré hier que les fonctionnaires avaient bénéficié en moyenne d'une hausse sur la feuille de paie de « 3,5 % par an tous les ans, depuis six ans ».

Secundo, les effectifs. Le gouvernement a annoncé cet été que 22 900 postes seraient supprimés au budget 2008 - sur cinq millions d'agents de l'Etat - dont 11 200 rien que dans l'Education. Avant même d'avoir commencé, le mouvement, axé sur le pouvoir d'achat, semble jouir d'une image favorable dans l'opinion : un peu plus de la moitié des Français (53 %) « soutiennent » ou éprouvent « de la sympathie » à son égard, selon un sondage CSA publié hier dans L'Humanité.