«Il ne faut pas mélanger les revendications»

Recueilli par Bastien Bonnefous

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Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT.

L'appel de la CFDT à une négociation rapide n'est pas entendu...

Chaque acteur s'est enfermé dans des pièges. D'un côté, des organisations syndicales ont chauffé leurs adhérents sur des positions dures; de l'autre, le gouvernement a alterné ouverture et fermeture, comme s'il imaginait qu'une réforme sans épreuve de force n'en était pas une.

La situation peut-elle se débloquer?

Il le faut car chaque jour, il y a moins de grévistes. Négocions au plus vite sinon on court au pourrissement, après avoir épuisé les usagers et les salariés grévistes et non grévistes.

La CFDT est-elle sur une ligne molle?

La question n'est pas la mollesse, mais l'efficacité. La CFDT est pour un syndicalisme fort, qui ne se ment pas à lui-même.

Les cheminots doivent-ils rejoindre les fonctionnaires aujourd'hui?

Il ne faut pas mélanger les revendications, car c'est le meilleur moyen pour le gouvernement de les ignorer.