Le gouvernement fait durer pour mieux passer

D. C.

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Pourquoi attendre demain pour négocier? C'est la question que se posent les voyageurs qui doivent affronter leur septième jour de grève des transports. D'autant qu'aujourd'hui les fonctionnaires vont rejoindre les cheminots et les étudiants pour une journée de grève totale. Avec cette fois-ci, des manifestations en prime. Mais il ne faut pas se fier aux apparences : une telle situation joue plutôt en faveur du gouvernement qui sait que l'empilement de mots d'ordre divers peut rendre les manifestants inaudibles. D'ailleurs, seuls les syndicats SUD appellent à une mobilisation commune.

A l'Elysée, on assure que si la négociation ne démarre que demain à la RATP et à la SNCF, c'est juste une question de tempo : « Lundi c'était trop tôt, mardi c'est la grève et mercredi, tout le monde était d'accord. » Alors que Nicolas Sarkozy pourrait s'exprimer sur les grèves aujourd'hui lors du congrès des maires de France, François Fillon a réaffirmé hier soir que « le gouvernement ne pourra pas bouger sur les principes ». Allant même jusqu'à juger que la grève est « extrêmement minoritaire » en France.