La CFDT-Cheminots suspend son mouvement de grève

REGIMES SPECIAUX Mais elle dépose un nouveau préavis pour le 20 décembre au cas où...

avec AFP

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La CFDT attend "l'ouverture d'une vraie négociation" sur les régimes spéciaux de retraite, alors que les syndicats de la SNCF et de la RATP menacent de lancer un nouvel appel à la grève en novembre et pourraient être rejoints par les organisations d'électriciens et gaziers.
La CFDT attend "l'ouverture d'une vraie négociation" sur les régimes spéciaux de retraite, alors que les syndicats de la SNCF et de la RATP menacent de lancer un nouvel appel à la grève en novembre et pourraient être rejoints par les organisations d'électriciens et gaziers. — Mehdi Fedouach AFP
On croyait les négociations au point mort. Apparemment, elles ont redémarré puisque la CFDT cheminots, 4e syndicat de la SNCF, «suspend son mouvement» de grève contre la réforme des régimes spéciaux.

Le syndicat l'a annoncé vendredi en fin de journée, précisant qu'il «exige en contrepartie du gouvernement le lancement immédiat de négociations», selon une résolution votée à l'unanimité par les membres due la CFDT-cheminots et lue devant les journalistes par son secrétaire général, Arnaud Morvan.

Préavis de grève pour le 20 décembre

«Dans le cadre du calendrier fixé par le gouvernement, le CFDT-cheminots dépose un préavis de grève à partir du 20 décembre 2007», poursuit la résolution, qui précise que «ce préavis conservatoire sera confirmé ou non suivant l'analyse qui sera faite du résultat global du contenu des négociations tripartites» (Etat-syndicats-directions d'entreprise).

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, avait déclaré mercredi avoir les éléments pour «suspendre la grève à la SNCF», après avoir reçu une «lettre de méthode» du ministre du Travail Xavier Bertrand sur les négociations de la réforme des régimes spéciaux. Ce dernier a indiqué vendredi que les négociations tripartites seraient ouvertes «immédiatement» dès que les syndicats appelleraient à la reprise du travail.

«La décision reste à prendre en assemblée générale»

Pour Arnaud Morvan, «quand vous faites le constat que le nombre de grévistes baisse, que beaucoup de cheminots, même s'ils votent pour la grève, demandent l'ouverture rapide de négociations (...) il faut prendre tout cela en compte». «On préfère suspendre la grève et entrer dans une phase de négociations, si les avancées obtenues ne sont pas satisfaisantes, on recommencera», a-t-il prévenu. Toutefois, a-t-il ajouté, «la décision (d'arrêter la grève) reste à prendre en assemblée générale, dès qu'elles auront lieu, dès ce soir, d'autres demain, et certaines malheureusement que lundi».