Les négociations sur les régimes spéciaux semblent au point mort

RETRAITES Alors que sept syndicats ont appelé à reconduire la grève samedi...

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Après avoir laissé entrevoir une sortie de crise rapide mercredi avec un accord sur le principe de négociations tripartites par entreprise, le dialogue semble au point mort entre syndicats et gouvernement.

Maintenir la pression sur le gouvernement

Les perturbations à la SNCF et la RATP sont encore importantes vendredi, au troisième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux. Et elle risque bien de se poursuivre samedi. Jeudi soir, sept fédérations syndicales de cheminots (CGT, Sud-Rail, CFDT, CFTC, FO, Unsa, CFE-CGC) demandent aux assemblées générales de cheminots qui se tiendront vendredi de «reconduire le mouvement de grève pour 24 heures» soit jusqu'à samedi, a annoncé jeudi la CGT-Cheminots.

Histoire de maintenir la pression sur le gouvernement. Et aussi de donner le change à leur base syndicale, qui menaçait de voter contre leurs décisions. Car parallèlement, six fédérations syndicales de cheminots (CGT, CFDT, CFTC, FO, Unsa, CFE-CGC) demandent au ministre du Travail la tenue «dès vendredi» d'une réunion tripartite «pour fixer le cadre» des négociations, a annoncé jeudi le secrétaire général de la CGT-cheminots.
 
De son côté, Xavier Bertrand a répété vendredi matin sur RTL que l'ouverture «immédiate» de négociations restait conditionnée à «un appel à la reprise du travail» de la part des organisations dans les entreprises.

Au même moment, Didier Le Reste (CGT Cheminots) demandait sur France Info «d'autres réponses qu'on n'a pas eues jusqu'à présent». «Personne n'a à gagner à ce que le mouvement dérape, s'enlise», a-t-il souligné.

Tensions autour de piquets de grève

De premières tensions sont apparues vendredi matin autour de certains piquets de grève. Des grévistes de la SNCF ont ainsi empêché des trains qui devaient desservir la gare Saint Lazare de quitter leur dépôt, en se mettant sur la voie avec des pétards et des fumigène. Une attitude «inacceptable», selon la direction et Xavier Bertrand, qui a condamné pour sa part le principe de piquets de grève et les «exactions».