Une demi-douzaine de députés UMP se rebellent contre la carte judiciaire de Rachida Dati

POLITIQUE Ils menacent de ne pas voter le budget de la Justice jeudi...

D'après AFP

— 

Le gouvernement et le patron du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, ont déminé le terrain sur la réforme de la carte judiciaire menée par Rachida Dati pour tenter de mettre un terme à la fronde de députés UMP avant l'examen, jeudi, du budget de la justice.
Le gouvernement et le patron du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, ont déminé le terrain sur la réforme de la carte judiciaire menée par Rachida Dati pour tenter de mettre un terme à la fronde de députés UMP avant l'examen, jeudi, du budget de la justice. — Alain Jocard AFP/Archives

«Une demi-douzaine» de députés UMP pourraient voter jeudi contre le budget de la Justice à l'Assemblée nationale pour protester contre la réforme de la carte judiciaire, a annoncé mercredi soir l'un d'entre eux, Yannick Favennec. «La nuit porte conseil», a précisé l'élu de la Mayenne, laissant planer le doute après une réunion sur le sujet à Matignon.
   
Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP, également présent à la réunion, avait de nouveau insisté auparavant sur la nécessité de découpler le débat sur la carte judiciaire du vote du budget. Il avait aussi dit «espérer» que tous les députés UMP approuveraient les crédits présentés par la Garde des Sceaux Rachida Dati.
    
«C'est la première fois que je serai amené à voter contre un budget»

«La négociation est ouverte mais nous n'avons pas de réponse précise et concrète», a déploré Yannick Favennec, tout en portant au crédit du gouvernement l'organisation de cette réunion avec des conseillers du Premier ministre.
    
Il s'est dit «pour l'instant plutôt sur la position de voter contre le budget». «C'est la première fois que je serai amené à voter contre un budget», a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il n'avait «de leçon de loyauté à recevoir de personne».
    
Une nouvelle réunion sera organisée le 21 novembre à Matignon, a annoncé Jean-François Copé, évoquant la possibilité d'amener «d'autres investissements dans d'autres domaines» aux communes qui perdront leurs tribunaux, y compris dans des circonscriptions dont le député est de gauche.