Les prix à la pompe battent de nouveaux records

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La flambée de l'euro et du pétrole, qui évoluent à des niveaux records, ne devrait pas avoir de conséquences directes pour les Français, mais des répercussions à moyen terme sur l'emploi et les salaires en pesant sur la compétitivité des entreprises, estiment des économistes.
La flambée de l'euro et du pétrole, qui évoluent à des niveaux records, ne devrait pas avoir de conséquences directes pour les Français, mais des répercussions à moyen terme sur l'emploi et les salaires en pesant sur la compétitivité des entreprises, estiment des économistes. — Joël Saget AFP

Les prix du super sans plomb, du gazole et du fuel domestique ont atteint de nouveaux records en France, portés par la flambée des cours mondiaux du brut, selon l'Union française des industries pétrolières (UFIP). Selon les derniers relevés de l'UFIP publiés sur son site internet, le super sans plomb atteignait lundi 12 novembre le montant record de 1,345 euro le litre, dépassant son précédent plus haut de 1,3153 euro atteint la semaine précédente.

Moins cher en grande distribution


Le prix moyen du litre de gazole valait 1,208 euro, contre 1,1661 le 5 novembre, tandis que celui du fuel domestique culminait à 0,7625 euro, contre 0,7310 euro une semaine auparavant. Ces prix moyens sont évidemment dépassés dans nombre de stations-service. Celles de la grande distribution, pour laquelle les carburants sont des produits d'appel, vendent moins cher que les petites stations ou celles des groupes pétroliers.

Pour encourager la concurrence, le ministère de l'Economie a mis en place un «site des prix des carburants» qui permet aux automobilistes de comparer les prix pratiqués par 8.000 stations. Convoqués samedi dernier par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, les distributeurs de carburants en France ont «maintenu» leurs engagements de modérer les prix en «lissant» les hausses à la pompe en cas de nouvelle flambée du brut.

Inférieur à la moyenne européenne

Mercredi à l'Assemblée nationale, Christine Lagarde a assuré que les grands distributeurs et producteurs s'étaient engagés à répercuter «intégralement» et «immédiatement» tout mouvement de baisse des cours du brut sur les prix à la pompe, ajoutant «que les produits carburants sont vendus en France à un prix inférieur à la moyenne européenne».

Les cours du pétrole ont frôlé la semaine dernière le seuil symbolique des 100 dollars le baril. Après avoir sévèrement glissé depuis lundi autour de 92 dollars le baril, ils repartaient à la hausse mercredi, les analystes anticipant un nouveau recul des stocks pétroliers américains.

Christine Lagarde a également rappelé mercredi une des mesures annoncées samedi: le doublement de 75 à 150 euros de la «prime à la cuve» dont bénéficient les ménages les plus modestes qui se chauffent au fioul.