La majorité tient bon sur la rupture

GREVE Alors que le mouvement social a débuté, le gouvernement reste ferme...

David Carzon

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François Fillon a annoncé mardi soir avoir demandé au ministre du Travail Xavier Bertrand de recevoir, après la CGT, "toutes les autres organisations" pendant la nuit et mercredi matin "pour recueillir leurs propositions" sur la réforme des régimes spéciaux.
François Fillon a annoncé mardi soir avoir demandé au ministre du Travail Xavier Bertrand de recevoir, après la CGT, "toutes les autres organisations" pendant la nuit et mercredi matin "pour recueillir leurs propositions" sur la réforme des régimes spéciaux. — AFP/TV

Les députés ont exprimé ce mardi leur soutien au gouvernement. Ils avaient fait de même pour le CPE en 2006. Dominique de Villepin l'a également appuyé. Sarkozy avait agi pareillement pour le CPE, tout en pensant le contraire. Même si le président de la République et son Premier ministre ne cessent de répéter qu'ils ne reviendront pas sur la réforme des régimes spéciaux, on sent bien que rien n'est joué.

Depuis quelques jours, alors que le spectre de grèves dures se précise, le gouvernement campe sur ses positions. La majorité aborde ce bras de fer, perçu comme un test de sa volonté de réforme, dans une unité au moins apparente. « Ces réformes, je les mènerai jusqu'au bout », a répété hier pour la énième fois Nicolas Sarkozy devant le Parlement européen à Strasbourg. Même tonalité pour François Fillon devant les députés UMP : « Le gouvernement fera son devoir. » « L'esprit qui nous anime, c'est un très grand soutien à l'action du Premier ministre, qui a été longuement applaudi », a indiqué Jean-François Copé, chef de file des députés UMP. Pour autant, la majorité répète que la porte du dialogue reste ouverte.

Mardi soir, Nicolas Sarkozy a rencontré, en présence de François Fillon, les dirigeants de la SNCF, de la RATP, d'EDF et de GDF «pour faire le point sur la situation et les perspectives des prochains jours». Mais du côté des syndicats, SUD-Rail en tête, on assure que «le gouvernement n'a pas d'autre choix que de céder».