Les maires de banlieue sonnent le tocsin pour demander des moyens

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Plus que jamais mécontents. L'Association des maires ville et banlieue de France (AMVBF) s'est réunie hier pour faire part de sa « colère » et « sonner le tocsin ». Alors qu'un plan Marshall est en préparation pour aider les banlieues, l'enveloppe attribuée aux villes concernées - la dotation de solidarité urbaine - a été amputée de 30 millions d'euros. « Ter­minée l'époque des diagnostics et de la compassion : on veut de l'action », s'est insurgé Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Pour « sauver » les banlieues, les élus désignent cinq fronts - logement, développement durable, transports, intercommunalité, égalité des ressources entre villes - auxquels le gouvernement devra s'attaquer sans tarder. Sous peine de voir « l'exaspération » des habitants, des associations et des élus des quartiers se cristalliser à nouveau.

« Certains ont une part du gâteau, d'autres une part du ghetto », résume Pierre Cardo, maire UMP de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Reste que d'après le rapport de la Cour des comptes rendu public début novembre, l'Etat a consacré 15 % de moyens supplémentaires à la politique de la ville entre 2003 et 2005.