Ni putes ni soumises: vingt-six comités démissionnent

M.A.

— 

Vitry-sur-Seine, Montreuil, Marseille Panier, Toulouse et Grenoble… A la veille de l’université d’automne du mouvement, vingt-six comités Ni putes ni soumises ont annoncé en bloc, mercredi, leur démission. Ils reprochent à la direction «une remise en cause de l’indépendance de l’organisation».

Pas de ligne politique claire et indépendante

«Depuis l'entrée au gouvernement de Fadela Amara qui avait jeté le trouble chez beaucoup d'entre nous, l'actuelle direction menée par Sihem Habchi, présidente par intérim, n'a pas été capable de définir une ligne politique claire et indépendante», écrivent ces comités dans un communiqué. Certains militants accusent l’association de s’être transformée en «machine à promouvoir Fadela Amara», l’ancienne présidente de l’association.

Ils dénoncent la présence de Mohammed Abdi au poste de secrétaire général du mouvement alors qu'il est aujourd'hui conseiller spécial auprès de Fadela Amara. «C’est un véritable manque d’indépendance», affirme les comités démissionnaires. Après le départ de l’actuelle secrétaire d'État chargée de la politique de la Ville, les statuts et la composition du bureau de l’association ont été changés sans vote. «Au conseil d’administration, les nouveaux, je les connais, c’est la garde rapprochée de Fadela, pas des militants de NPNS», indique Safia Lebdi, cofondatrice de l’association.

Pour l’actuelle présidente: «il n’y a pas de crise»

L'actuelle direction «n'a tenu aucun des engagements qui lui avaient pourtant été clairement fixés par le Conseil national de juin, organisé après l'entrée de Fadela Amara au gouvernement», reprochent les 26 comités. Et
d’ajouter: «tout est entrepris pour faire taire toute voix dissonante».

Sihem Habchi, nommée présidente par intérim en juin, explique, elle, qu’il n’y a «pas de crise». Elle assure que «80 % des comités seront présents à l’université d’automne à Dourdan, et de nouveaux veulent se créer au Havre ou à Montpellier».