Arche de Zoé : l'extradition exclue

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Un gros risque de finir derrière les barreaux africains. Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a déclaré hier que la justice se ferait « au Tchad » dans l'affaire de l'Arche de Zoé, estimant qu'il n'était « pas question pour le moment » d'extrader les six membres français de cette association incarcérés dans son pays. De fait, la convention judiciaire qui lie les deux pays depuis 1976 stipule bien que « l'extradition est refusée quand une infraction est commise en tout ou en partie sur le territoire de l'Etat requis », en l'occurrence le Tchad.

Le matin même, Nicolas Sarkozy avait pourtant affirmé qu'il irait « chercher » les six ressortissants français accusés d'avoir tenté d'emmener en France 103 enfants et ce, « quoi qu'ils aient fait ». Mais la justice tchadienne a peu goûté ces déclarations. « Ce n'est pas le président Sarkozy qui décidera », a répliqué le ministre tchadien de la Justice.