SNCF : négociations d’avant grève

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Commuters board the last TGV high speed train to Paris before a strike by French SNCF railway workers at the Lille-Flandres station, northern France, October 17, 2007. French transport workers began a 24-hour nationwide strike late on Wednesday over planned pension changes, a first test of President Nicolas Sarkozy's resolve to carry out the reform agenda on which he was elected.
Commuters board the last TGV high speed train to Paris before a strike by French SNCF railway workers at the Lille-Flandres station, northern France, October 17, 2007. French transport workers began a 24-hour nationwide strike late on Wednesday over planned pension changes, a first test of President Nicolas Sarkozy's resolve to carry out the reform agenda on which he was elected. — REUTERS/Pascal Rossignol

Seuls les conducteurs autonomes (Fgaac) de la SNCF participeront mardi aux négociations avec la direction de l'entreprise sur l'application de la réforme des régimes spéciaux de retraite, a-t-on appris lundi de sources syndicales. Les autres syndicats ont décliné l’invitation, jugeant que le dossier n’avait pas avancé depuis leur dernière mobilisation, le 18 octobre.

Il s’agit des six des huit fédérations de cheminots (CGT, Sud Rail, Unsa, FO, CFTC, CFE-CGC) ayant appelé à une grève reconductible à partir du mardi 13 novembre à 20h contre la réforme.

La direction de la SNCF a invité les syndicats à négocier mardi à partir de 9h sur le volet des «avantages conjugaux et familiaux». Elle les a de nouveau conviés le 12 novembre sur le thème de «l'aménagement des fins de carrière».

La CFDT-Cheminots décide mardi

La CFDT-cheminots ne se rendra pas à ces rendez-vous mais réunira ses membres l’après-midi pour décider si elle participera au mouvement de grève à la SNCF à partir du 13 novembre. «A mon avis, on ne fera pas l'économie d'un mouvement», a déclaré son secrétaire général, Arnaud Morvan. Contrairement à Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT chargé du dossier retraites, qui avait dit la semaine dernière que la CFDT ne s'associerait «pas à un mot d'ordre de grève reconductible et illimité», Arnaud Morvan a affirmé à l'AFP «n'exclure aucune hypothèse», grève reconductible ou de 24 heures.

La CFTC-cheminots avait envisagé de participer aux négociations mardi avec la SNCF, «en pensant que le dossier allait évoluer au niveau du gouvernement». «Il n'en est rien donc nous déclinons l'invitation», a déclaré son secrétaire général, Alain Pottier. L'Unsa-cheminots et la CFE-CGC, compte tenu du «blocage des discussions» avec le gouvernement, ne se rendront pas non plus au siège de la SNCF.

Dans un courrier commun envoyé au ministre du Travail le 22 octobre, les fédérations CGT, CFDT, FO, CFTC, Unsa et CFE-CGC avaient annoncé qu'elles ne se joindraient pas «aux discussions que souhaite engager la direction SNCF tant que les principes généraux de la réforme n'auront pas changé».

La RATP aussi

La RATP n'est pas en reste. Sud-RATP a annoncé lundi qu'il appelait à une grève reconductible à partir du 14 novembre. Les autres syndicats de l'entreprise de transports francilienne décideront de leur position mercredi ou jeudi.

Sept syndicats de la RATP (CGT, Unsa, CFDT, FO, Indépendants, Sud, CFTC) avaient fait savoir mercredi dernier qu'ils se joidraient au mouvement de grève si le gouvernement ne revoyait pas sa copie.
Ils attendaient «des réponses précises» au début de cette semaine. Selon la CGT-RATP, la décision d'appeler ou non à une grève devrait être prise mercredi lors d'une réunion téléphonique des syndicats. L'Unsa, deuxième force syndicale, a précisé à l'AFP qu'elle réunissait jeudi après-midi ses délégués pour se positionner. Un éventuel préavis de grève pour le 14 novembre doit être déposé cinq jours francs auparavant soit au plus tard jeudi soir.