Les quatorze autres détenus en pleine galère judiciaire

L. de C. - ©2007 20 minutes

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Iront-ils derrière les barreaux et, si oui, au Tchad ou en France ? Hier, quatorze personnes étaient encore détenues à la maison d'arrêt de N'Djamena : six bénévoles français de l'Arche de Zoé, trois membres espagnols de l'équipage de l'avion, un pilote belge et les quatre responsables tchadiens.

Au Tchad, ils encourent entre cinq et vingt ans de travaux forcés. Mais Nicolas Sarkozy a exprimé sa préférence pour un procès en France, une possibilité prévue par les accords de coopération judiciaire de 1976. Dans l'Hexagone, une information judiciaire a été ouverte le 24 octobre. L'Ar­che de Zoé est soupçonnée d'avoir tenté de servir d'intermédiaire illégal dans le domaine de l'adoption. Mais aussi d'avoir éloigné des mineurs étrangers « de leur milieu familial ou de leur environnement traditionnel ». Un délit passible de dix ans de prison et 750 000 euros d'amende.