«Je lance lundi une pétition pour réclamer un référendum»

Propos recueillis par Sandrine Cochard

— 

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, a annoncé vendredi à la presse qu'il n'avait pas pu réunir les 500 parrainages requis pour participer à l'élection rpésidentielle.
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, a annoncé vendredi à la presse qu'il n'avait pas pu réunir les 500 parrainages requis pour participer à l'élection rpésidentielle. — Joël Saget AFP/Archives

Le député Nicolas Dupont-Aignan s’oppose au nouveau texte européen et réclame un nouveau référendum. Interview.
 
Vous êtes hostile au nouveau traité européen qui sera peut-être adopté ce jeudi soir, à Lisbonne, par l’Union européenne. Pourquoi ?
Parce que ce texte n’a rien d’un traité simplifié, contrairement à ce qu’affirme le président Nicolas Sarkozy. C’est un sosie de la Constitution européenne, rejetée par les Français en mai 2005. Seul le paquet cadeau a changé. Les points importants, relatifs à l’immigration, à la diplomatie ou au commerce n’ont pas changé. Avec ce texte, qui se veut un «traité» et non une «constitution», on passe à un super Etat européen, les symboles en moins. Il y a aujourd’hui le même débat qu’en mai 2005, à l’exception que cette fois-ci, on triche en nous faisant croire que le traité est différent.
 
C’est pourquoi vous réclamez un référendum sur ce texte…
Il est indispensable de consulter les Français car il est clair que Nicolas Sarkozy veut effectuer un coup de force en adoptant le texte au Parlement. Seule une pression populaire forte pourra le faire reculer et éviter un véritable coup d’Etat.
 
Vous employez la même expression que Jean-Pierre Chevènement
Je le rejoins tout à fait. Il ne s’agit pas d’une question de gauche ou de droite. Jamais dans l’histoire de France, un président de la République n’a contrarié un référendum par un vote au Parlement. C’est très grave ce qui se passe.
 
Allez-vous vous mobilisez, avec les autres opposants au texte?
Oui. Dès demain, je rejoindrai la manifestation de Paul-Marie Coûteaux contre le traité. Des réflexions avec des députés chevènementistes sont menées pour faire entendre notre voix. Enfin, je lancerai lundi, sur mon site, une vaste pétition pour réclamer un référendum. J’espère obtenir un million de signatures.