Le salon Milipol dégaine un arsenal de nouveautés

SECURITE Pas sûr qu'elle ait adoré le stand «commissariat du futur» présenté sur le mode de la série télévisée «Les Experts». Michèle Alliot-Marie...

Bastien Bonnefous et Christina Lionnet

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Pas sûr qu'elle ait adoré le stand «commissariat du futur» présenté sur le mode de la série télévisée «Les Experts». Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a inauguré hier le salon de la sécurité Milipol, à Paris, passant en revue les nouveautés en termes de maintien de l'ordre.

· Des drones de surveillance «Elsa», engin volant muni de caméras infrarouges, a été présenté hier à la ministre, qui a confirmé son expérimentation prochaine par la police. Testé dès décembre, ce drone filmera et retransmettra des images récoltées au sol en temps réel. Objectif : sécuriser des interventions de forces de l'ordre, ou repérer des casseurs dans une manifestation. Mais pas question selon le ministère de surveiller en permanence des lieux dits « sensibles ». Un usage déjà attaqué par certains maires, comme Gilbert Roger (PS) à Bondy (Seine-Saint-Denis), qui dénonce le déploiement de « moyens militaires que l'on utilise en Irak ».

· Des Taser pour les municipaux Les policiers municipaux pourront bientôt être dotés de Taser X-26, pistolets à impulsions électriques. La ministre doit en discuter cette semaine avec l'Association des maires de France, et trancher. Mais plusieurs maires ont déjà acheté ces armes et attendent l'autorisation d'équipement. Arme non létale, le Taser X-26 équipe déjà depuis un an plus de 3 000 policiers et gendarmes. Accusé par Amnesty International d'avoir provoqué des décès aux Etats-Unis, Taser France se défend de toute blessure sérieuse infligée par le X-26. Au point de présenter au Milipol le Taser Xrep, «première balle non mortelle», dont ils aimeraient équiper les troupes d'élites comme le Raid ou le GIGN.