4 morts et 10 blessés dans un Berlingo: le conducteur en procès

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Le drame était survenu sur une route départementale après une soirée privée très alcoolisée réunissant 15 jeunes, tous mineurs
Le drame était survenu sur une route départementale après une soirée privée très alcoolisée réunissant 15 jeunes, tous mineurs — PASCAL GUYOT AFP

Le procès du jeune conducteur mis en cause dans un accident de voiture, lors duquel quatre adolescents de 15 à 17 ans avaient trouvé la mort en août dernier à Rohan (Morbihan), s'est ouvert vendredi matin à huis clos devant le tribunal des enfants à Vannes.

Dix jeunes gens, dont le conducteur âgé de 17 ans - qui avait pris le volant sous l'emprise de l'alcool et sans permis - avaient également été blessés dans cet accident.

Le jeune homme, qui n'a jamais été détenu, est poursuivi pour «homicides et blessures involontaires aggravés». Le procès est prévu sur une journée.

Le drame était survenu sur une route départementale après une soirée privée très alcoolisée réunissant 15 jeunes, tous mineurs, dans la nuit du samedi 1er août.

Les parents du jeune homme qui recevait étaient absents, et les jeunes devaient rester dormir sur place.

Entre minuit et une heure, le jeune homme s'était isolé dans le véhicule familial, avec un autre garçon, «pour discuter», avait expliqué à l'époque le vice-procureur de la République de Vannes, Yann Le Bris.

Ils ont ensuite été rejoints par douze des autres adolescents, qui se sont entassés dans le véhicule de cinq places: trois à l'avant, sept à l'arrière, quatre dans le coffre...

Une fois dans la voiture, un Berlingo Citroën, ils décident de quitter les lieux, mais «sans destination précise», avait relaté le vice-procureur. «On roule...», semble avoir été leur seule motivation.

Moins de trois kilomètres plus tard, le véhicule avait fait une embardée puis plusieurs tonneaux avant de s'immobiliser dans un fossé.

Il y a «deux causes évidentes à cet accident, la conduite sans permis (du jeune conducteur) et la surcharge du véhicule», avait également déclaré Yann Le Bris.

Le taux d'alcoolémie de 0,83 g/l retrouvé chez le jeune conducteur est au-dessus du seuil légal de 0,50 et même 0,20 pour les jeunes conducteurs. Les analyses n'ont en revanche pas montré de trace de stupéfiants.