Présidentielle: Valls rappelle Macron à son devoir de «loyauté»

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Le Premier ministre français Manuel Valls (L) et le ministre de l'Economie Emmanuel Macron (d) lors d'une réunion ministérielle à Privas, dans le sud-est de la France, le 20 mai 2016
Le Premier ministre français Manuel Valls (L) et le ministre de l'Economie Emmanuel Macron (d) lors d'une réunion ministérielle à Privas, dans le sud-est de la France, le 20 mai 2016 — PHILIPPE DESMAZES AFP

Manuel Valls rappelle samedi dans Le Parisien, son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, à son devoir de «loyauté» à l'égard de l'équipe gouvernementale.

«Emmanuel Macron, je le connais… Il est bien évidemment loyal à l’égard du président. Je vais essayer de ne pas faire de la langue de bois : il a un talent réel», explique le Premier ministre dans Le Parisien. «Beaucoup voient en lui une forme de régénérescence de la vie publique. Mais quand on est ministre, il faut être uniquement à cette tâche», ajoute M. Valls.

Et d'évoquer le football, à deux semaines de l'Euro : «dans une équipe de football, un sport que j’adore, il faut des talents, de très bons joueurs à tous les postes. Mais il y a un collectif, un capitaine, une stratégie. On ne prend d’ailleurs pas toujours les meilleurs à tous les postes», explique Manuel Valls.

«Regardez ce que fait Didier Deschamps (NDLR : l’entraîneur de l’équipe de France). Il prend ceux qui seront les meilleurs collectivement. La loyauté, c’est la cohérence et la cohésion d’une équipe. C’est comme cela que je conçois ma tâche», décrit-il.

Et au sujet de la volonté de M. Macron d'envoyer ses partisans faire du porte-à-porte chez les Français, le chef du gouvernement ironise : «c’est bien de faire du porte-à-porte. Que tout le monde fasse du porte-à-porte… mais dans les heures où on n’est pas ministre !».

M. Valls redit par ailleurs sa loyauté à l'égard de François Hollande, qu'il soutiendra s'il se représente en 2017 : «Si François Hollande pense qu’il peut encore apporter quelque chose au pays, à condition d’avoir un projet, il prendra cette décision. Ce sera alors aux Français de juger».