Payé pour accompagner un proche en fin de vie ?

SOCIETE Un rapport propose de rémunérer le congé pris...

C. F. avec AFP

— 

La Cour des comptes relève que "d'importantes inégalités territoriales subsistent" dans l'accès aux soins palliatifs qui restent trop souvent réservés aux patients atteints d'un cancer, dans son rapport annuel publié jeudi.
La Cour des comptes relève que "d'importantes inégalités territoriales subsistent" dans l'accès aux soins palliatifs qui restent trop souvent réservés aux patients atteints d'un cancer, dans son rapport annuel publié jeudi. — Gérard Julien AFP

Le Comité de suivi du développement des soins palliatifs propose dans son premier rapport annuel de rémunérer le congé pris par des proches d'une personne en fin de vie, rapporte le quotidien «La Croix» dans son édition à paraître mardi.

Approbation du gouvernement

La loi de 1999 avait instauré ce congé, d'une durée de trois mois. Il serait désormais rémunéré, à l'instar du congé de solidarité familiale qui concerne les proches d'une personne gravement malade ou handicapée, selon la proposition faite par le comité et qui, selon le quotidien, devrait recevoir l'approbation du gouvernement. Ce dernier pourrait demander une étude complémentaire en vue d'engager concrètement la réforme.

«La rémunération d'un congé d'accompagnement ne coûterait pas plus cher à la société, mais procéderait d'une clarification», a expliqué Régis Aubry, responsable d'une unité de soins palliatifs au CHU de Besançon, président du comité et co-auteur du rapport.

Des arrêts maladie pour 200.000 proches

Selon lui, chaque année, sur 500.000 personnes qui meurent en France, 300.000 bénéficient de l'accompagnement d'un proche. Or, 200.000 de ces proches se voient accorder un arrêt maladie dans le cadre de cet accompagnement. «Cette situation que tout le monde connaît est biaisée», déclare-t-il, soulignant que le non-financement du congé d'accompagnement à la fin de la vie est une forme de déni de la mort par la société.