Les syndicats démentent avoir été financés par le patronat

avec AFP

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La cellule antiblanchiment de Bercy a soumis au parquet de Paris un rapport d'enquête sur des retraits de fonds suspects de 5,6 millions d'euros opérés par Denis Gautier-Sauvagnac, responsable du Medef, au sein de l'Union patronale de la métallurgie (UIMM) qu'il préside, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
La cellule antiblanchiment de Bercy a soumis au parquet de Paris un rapport d'enquête sur des retraits de fonds suspects de 5,6 millions d'euros opérés par Denis Gautier-Sauvagnac, responsable du Medef, au sein de l'Union patronale de la métallurgie (UIMM) qu'il préside, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. — Mehdi Fedouach AFP

Les centrales syndicales CFE-CGC et FO ont nié lundi être impliquées dans l'affaire du dirigeant patronal de la métallurgie Denis Gautier-Sauvagnac. Ce dernier est visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris sur des retraits de fonds suspects dans les caisses du Medef.

Interrogés sur BFM et LCI à propos de l'éventuel transfert à des syndicats d'une partie des 5,6 millions d'euros qui, selon la cellule anti-blanchiment de Bercy, ont été retirés des caisses de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) par Denis Gautier-Sauvagnac, Bernard Van Craeynest (CFE-CGC) et Jean-Claude Mailly (FO) ont démenti séparément tout lien avec cette affaire.

Les fédérations CFE-CGC, CFDT et CFTC de la Métallurgie avaient démenti toute implication dans cette affaire en fin de semaine dernière, dans des communiqués séparés.

«Climat délétère»

Lundi, Bernard Van Craeynest a souhaité que la justice fasse «très rapidement» la lumière, soulignant que le «climat délétère et de suspicion» régnant aujourd'hui était «extrêmement préjudiciable pour la crédibilité des partenaires sociaux».

Questionné sur l'existence d'arrangements financiers entre patronat et syndicats à la fin des conflits sociaux, Jean-Claude Mailly a estimé que si «ce type d'arrangements financiers» existait, en dehors des accords prévoyant le paiement des jours de grève, cela l'«inquiéterait beaucoup pour le syndicalisme».