Eco-pastille, réduction de la vitesse... les mesures phares du Grenelle de l’environnement

POLITIQUE Retour sur les principales propositions qui ont été faites ce jeudi...

C. F. avec AFP

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Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, au lancement de la deuxième phase du Grenelle de l'Environnement le 27 septembre 2007 
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, au lancement de la deuxième phase du Grenelle de l'Environnement le 27 septembre 2007  — REUTERS/Benoit Tessier

Des centaines de mesures... pour une révolution de la société française. Le Grenelle de l'environnement est entré dans sa deuxième phase ce jeudi, avec la présentation par les groupes de travail de leurs principales propositions. Avant de remettre leur copie au ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, elles ont déroulé par le menu leurs idées pour préserver la planète mais aussi la santé des Français. Retour sur les mesures phares qui devront être étudiées par le gouvernement et sur lesquelles les citoyens sont appelés à se prononcer :

- Réduction de la vitesse sur routes :
les transports - un quart des émissions de gaz à effet de serre en France - sont particulièrement visés. Si les propositions du Grenelle sont suivies par le gouvernement, les automobilistes devront lever le pied et réduire leur vitesse de 10 km/h sur toutes les routes hors agglomération.

- Eco-pastille pour les voitures : Pour encourager l'achat des voitures propres, une «éco-pastille» annuelle est préconisée sous la forme de bonus-malus. Les grosses berlines, monospaces et 4X4 qui émettent plus de 140 grammes de CO2/km seraient pénalisées, soit environ la moitié des ventes de véhicules neufs en France. A l'inverse, les propriétaires de voitures moins émettrices toucheraient un bonus. L'idée d'une taxe kilométrique pour les poids lourds n'a en revanche pas fait l'objet d'un consensus.

- Logements auto-suffisants en énergie : l'habitat «passoire» doit disparaître: les logements neufs devront être autosuffisants en énergie en 2020. Les «éco-quartiers», lancés en Allemagne ou en Angleterre, doivent gagner la France.

- Diminuer les pesticides et surveiller les OGM : les agriculteurs sont d’accord pour réduire l’utilisation de pesticides, pourvu que «soient trouvées des solutions alternatives pour leur permettre de faire leur métier», a souligné Jean-François Le Grand au nom du groupe 2 (ressources naturelles). L’Inra (Institut national de la recherche agronomique) va devoir plancher. Le groupe n’a pas trouvé en revanche de consensus sur un éventuel moratoire sur les OGM. Il s’est mis d’accord pour la création d'une «haute autorité» sur les OGM, qui rendrait des avis à l'autorité politique, et pour une loi sur les biotechnologies.

- Développer le bio : plus consensuel, le «bio» figurerait au menu des cantines à raison de 20% d'aliments bio en 2012. Les surfaces cultivées en «bio», aujourd'hui négligeables (2% du total) devraient ainsi tripler en 2010 et être multipliées par dix en 2020.