Un quatrième suicide chez Renault

YVELINES Un technicien du centre d'essai d'Aubevoye...

C. F. avec AFP

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La direction de Renault a indiqué mercredi avoir déposé un recours contre le classement comme accident du travail du premier des trois suicides de salariés du Technocentre de Guyancourt (Yvelines) par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Hauts-de-Seine.
La direction de Renault a indiqué mercredi avoir déposé un recours contre le classement comme accident du travail du premier des trois suicides de salariés du Technocentre de Guyancourt (Yvelines) par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Hauts-de-Seine. — AFP/Archives

La série noire se poursuit chez Renault. Un technicien du groupe, travaillant au centre d'essai d'Aubevoye (Eure), rattaché au technocentre de Guyancourt (Yvelines), s'est suicidé lundi à son domicile, a-t-on appris jeudi auprès de la direction et de la CGT, confirmant une information d'Europe 1.

En arrêt maladie depuis septembre

Ce technicien de maintenance était en arrêt maladie depuis le mois de septembre, a précisé la direction, qui souligne qu'il ne travaillait pas à Guyancourt même, mais au centre d'essai d'Aubevoye qui y est rattaché de façon purement administrative.

Trois salariés du technocentre de Guyancourt se sont donné la mort entre octobre 2006 et février 2007. Le premier de ces suicides a été classé comme accident du travail, et l'inspection du travail a identifié des faits de harcèlement moral concernant le troisième, ce qui a suscité une demande de nouvel avis de la part du parquet de Versailles, afin de savoir si des poursuites pouvaient être engagées contre Renault.

«Mesures sur la maîtrise du temps de travail»

Il est «prématuré» de tirer des conclusions sur les causes du suicide du salarié d'Aubevoye, a déclaré à l'AFP Fabien Gâche, délégué central adjoint CGT de Renault, mais d'une manière générale, a-t-il ajouté, «on connaît les effets de l'organisation du travail à Guyancourt».

La direction de Renault a présenté lundi des «mesures sur la maîtrise du temps de travail» devant s'appliquer à ses centres d'ingéniérie français, tel celui de Guyancourt, dans le cadre d'un plan lancé en mars après les trois suicides.