Une révolution verte encore en herbe

ECOLOGIE On lâche les stylos et on rend les copies au ministre. Les groupes de travail chargés de préparer la « révolution verte » remettent aujourd'hui leurs propositions à Jean-Louis Borloo. Idéalement, les vingt-quatre pages livrées par les experts (lire e...

Stéphane Colineau

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On lâche les stylos et on rend les copies au ministre. Les groupes de travail chargés de préparer la « révolution verte » remettent aujourd'hui leurs propositions à Jean-Louis Borloo. Idéalement, les vingt-quatre pages livrées par les experts constituent la trame des quinze ou vingt mesures dont devrait accoucher le Grenelle de l'environnement, organisé fin octobre à Paris. Mais à un mois du lancement des négociations, les voyants sont au mieux à l'orange. «Nous avons été à deux doigts de claquer la porte de plusieurs ateliers , affirment les porte-paroles d'Alliance pour la planète, collectif d'associations. A ces frictions s'ajoute une inquiétude de taille pour les représentants écologistes. «Le ministère ne nous a toujours pas garanti que toutes les propositions des groupes de travail seront sur la table des négociations. Ce n'est pas tolérable.»

Illustration : les propositions affectant l'industrie automobile, grand émetteur de CO2, mais aussi grand pourvoyeur d'emplois. Un consensus s'est dégagé des groupes de travail pour réduire de 10 km/h la vitesse maximale sur l'autoroute. Pourtant la mesure pourrait être glissée sous le tapis des négociations par le gouvernement. D'autres propositions ne manqueront pas d'animer les débats : une éco-redevance sur les poids lourds, ou une éco-pastille pour les automobiles polluantes. Alliance pour la planète a prévenu qu'elle ne transigerait pas. «On ne négociera pas des demi-mesures. Soit une révolution est amorcée, soit on claque la porte devant tout le monde lors du Grenelle.»

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