Tafta: François Hollande «dira non à toute conclusion qui mettrait notre agriculture en difficulté»

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François Hollande lors d'une réunion à l'Elysée à Paris, le 27 avril 2016
François Hollande lors d'une réunion à l'Elysée à Paris, le 27 avril 2016 — STEPHANE DE SAKUTIN POOL

François Hollande a martelé dimanche, lors de la cérémonie de remise du muguet du 1er mai, que la France «dira non à toute conclusion» du traité de libre-échange transatlantique (Tafta ou TTIP) «qui mettrait notre agriculture en difficulté», a-t-on indiqué à l'Elysée.

Le président de la République a saisi l'occasion de cette remise traditionnelle «pour évoquer l'importance des produits bénéficiant d'une indication géographique protégée».

«Nous sommes dans des négociations commerciales avec les Etats-Unis, c'est l'Europe qui les conduit (...), des négociations aussi avec le Mercosur, et nous devons défendre un certain nombre de principes, nous la France, et notamment les identifications de produits: faire en sorte que nous soyons extrêmement vigilants parce que c'est l'avenir de l'agriculture qui peut être en cause», a-t-il ajouté selon des propos rapportés par l'Elysée.

«C'est la raison pour laquelle, je l'ai rappelé, la France regarde cette négociation se dérouler, mais elle dira non à toute conclusion qui mettrait notre agriculture en difficulté parce que les identifications ne seraient pas respectées. Avoir cette volonté c'est aussi protéger nos territoires, c'est protéger une façon de vivre», a précisé le chef de l'Etat.

«Et même si nous sommes pour qu'il y ait des échanges avec de grands continents, et notamment américain, nous voulons que ces échanges soient basés sur la réciprocité, fondés sur des principes, y compris environnementaux. On ne peut pas signer un accord mondial, la COP21, et avoir une négociation commerciale qui ne respecterait pas les principes environnementaux», a aussi souligné M. Hollande.

«De la même façon, la réciprocité est d'avoir des marchés publics qui puissent être ouverts, ici en Europe, mais qui doivent l’être aussi aux Etats-Unis. Or, tel n'est pas le cas. Voilà pourquoi je veux insister pour bien montrer quelle va être la position de la France dans ces négociations», a-t-il insisté.