Martinez (CGT): le Medef doit valider l'accord intermittents

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Philippe Martinez (CGT) le 22 avril 2016 à Marseille
Philippe Martinez (CGT) le 22 avril 2016 à Marseille — BORIS HORVAT AFP

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a enjoint jeudi le Medef d'avaliser l'accord sur le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle, trouvé dans la nuit de mercredi à jeudi par les syndicats et employeurs du secteur.

«Ils doivent valider», a déclaré sur LCI M. Martinez interrogé sur la position que pourrait adopter le Medef lors des négociations en cours des partenaires sociaux sur la nouvelle convention d'assurance chômage.

«Tout le monde parle de dialogue. Il y a eu un dialogue social, il y a eu une négociation (...) et on est d'accord sur on texte. Et bien il faut le valider. C'est ça la conception de la démocratie sociale et du dialogue social, selon nous», a-t-il lancé.

Le patron de la CGT a estimé qu'il s'agissait «plutôt d'un bon accord», mais a aussi souligné qu'il devait être approuvé par «les syndiqués, les salariés concernés».

D'ici à son approbation par l'Unédic, M. Martinez a estimé que l'occupation des théâtres devait se poursuivre : «il faut que la mobilisation reste importante parce qu'il faut que le Medef accepte cette négociation et cet accord».

Il a «salué la négociation qui s'est faite suite à des mobilisations».

«C'est important de le montrer: quand les salariés se mobilisent, on peut obtenir des choses et c'est un peu dans l'actualité, le message qu'il faut passer aujourd'hui à l'ensemble des salariés, puisque c'est une journée de mobilisation», contre le projet de loi travail, a-t-il déclaré.

Malgré l'arrivée le 3 mai du projet de loi à l'assemblée, «c'est loin d'être fini»: «il faut faire prendre conscience aux députés que cette loi n'est pas bonne parce que, justement, elle va à l'encontre des valeurs de la République, de l'égalité de traitement des citoyens devant la loi», a-t-il lancé.

«L'opinion publique est à 70% défavorable à ce texte; on peut aussi écouter les citoyens !», a-t-il ajouté.

Philippe Martinez a par ailleurs fustigé l'absence de contacts avec le gouvernement depuis «presque deux mois»: «c'est particulièrement lamentable que la première organisation syndicale française de salariés ne soit pas contactée, qu'il n'y ait pas de discussions dans un cadre de mobilisations».