Vaccin contre l’hépatite B, les labos immunisés

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Pas de lien entre la sclérose en plaques et le vaccin contre l’hépatite B. Hier, la Cour de cassation s’est refusée à reconnaître l’existence d’un rapport entre le vaccin et le déclenchement de la sclérose en plaques. La Cour casse ainsi deux arrêts de la cour d’appel de Versailles. Tant que les scientifiques n’auront pas apporté la preuve que le vaccin peut être un facteur déclenchant de la maladie, il n’y aura donc pas de condamnation de laboratoires pharmaceutiques par les tribunaux. Les vaccinations mises en cause par les plaignants proviennent des grandes campagnes de 1994 à 1998. La France est le seul pays industrialisé à en avoir mené auprès des adultes et des adolescents. En 1998, Bernard Kouchner, alors ministre de la Santé, avait suspendu ces campagnes en milieu scolaire. Selon l’association Revhab citée par Le Monde, près de 2 500 cas d’effets secondaires graves ont été constatés, dont des scléroses en plaques. Aujourd’hui, les experts estiment que les adultes n’ayant pas eu de comportement à risque (drogues en intraveineuse, relations sexuelles non protégées...), ou n’étant pas particulièrement exposés peuvent se passer de vaccination. En revanche, ils recommandent la mise en place d’un programme de rattrapage des vaccinations pour les enfants et adolescents. Et jugent même que la vaccination des enfants de moins de 2 ans (28 % étaient vaccinés en 2001 alors qu’aucun effet secondaire n’a été constaté à cet âge), est « une obligation de l’Etat ».