Phénomène des bandes : Michèle Alliot-Marie veut «anticiper»

CRIMINALITE Elle met en place une cellule de coordination des préfets d'Ile-de-France...

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La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé jeudi une série de mesures, dont la création d'une "cellule de coordination" des préfets d'Ile-de-France (IDF), pour analyser en permanence l'évolution de la délinquance et "anticiper" plutôt que "simplement réagir".
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé jeudi une série de mesures, dont la création d'une "cellule de coordination" des préfets d'Ile-de-France (IDF), pour analyser en permanence l'évolution de la délinquance et "anticiper" plutôt que "simplement réagir". — Jean Ayissi AFP

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé jeudi une série de mesures, dont la création d'une «cellule de coordination» des préfets d'Ile-de-France (IDF), pour analyser en permanence l'évolution de la délinquance et «anticiper» plutôt que «simplement réagir».
    
Cette annonce intervient au lendemain de la diffusion dans la presse d'une étude des Renseignements généraux (RG) faisant état d'une hausse des affrontements entre bandes rivales.

La nouvelle structure réunira «au moins une fois par mois» les préfets de la Région. Ils analyseront «les différents phénomènes de violences urbaines, de phénomènes de bandes, de délinquance itinérante, de façon à les suivre, être capable d'apprécier s'il y a des nouvelles formes de violences, de délinquance, en train de se mettre en place», a précisé la ministre de l'Intérieur. Cette cellule alimentera aussi en informations «la direction des affaires stratégiques qui sera créée dans le ministère à l'automne».
    
«Une plus grande perméabilité des compétences territoriales»

Parallèlement, a-t-elle poursuivi, face à «une délinquance extrêmement mobile, les règles d'utilisation des unités opérationnelles seront assouplies» par «une plus grande perméabilité des limites de compétence territoriale permettant l'envoi de renforts et la mutualisation des moyens chaque fois que le besoin s'en fera sentir». Elle compte aussi sur les nouvelles technologies, comme la vidéosurveillance «avec toutes les possibilités d'interconnexion», et sur «tous les systèmes de transmission oraux», afin de faciliter l'échange d'informations interdépartementales.

Côté justice, il est «nécessaire que les tribunaux du lieu où vivent les criminels soient informés de ce qui se passe ailleurs, ça ne semble pas systématiquement le cas aujourd'hui», note-elle.

La ministre a en revanche refusé de préciser le rôle qu'auront les RG dans ce dispositif: «je dirais ce que sont les décisions et les orientations concernant les services de renseignement en début de semaine prochaine», s'est-elle contenté de dire.