Alain Juppé : «j'ai l'impression que les Bordelais m'aiment»

UMP C'est la rentrée politique pour le maire de la capitale girondine...

A Bordeaux, Orianne Dupont

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Le 30 janvier 2004, Alain Juppé avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité. En appel, le 1er décembre 2004, cette peine avait été réduite à 14 mois avec sursis et un an d'inéligibilité.
Le 30 janvier 2004, Alain Juppé avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité. En appel, le 1er décembre 2004, cette peine avait été réduite à 14 mois avec sursis et un an d'inéligibilité. — Pierre Andrieu AFP/Archives

C’est un Alain Juppé en pleine forme qui a accueilli jeudi à la mairie de Bordeaux une foule de journalistes, entouré de ses adjoints. Bronzé et dynamique, il semble ne pas avoir tardé à se remettre au travail après son échec à l’élection législative de juin lors de laquelle il a été battu au deuxième tour par la socialiste Michèle Delaunay. «L’équipe municipale est d’attaque, elle s’est remise à la tache», a déclaré le maire UMP de Bordeaux.

Effectivement, il a énoncé ses objectifs lors d’un discours fleuve avec, en tête, son cheval de bataille : l’exemplarité environnementale de Bordeaux. Depuis sa démission de son poste de ministre de l’Ecologie, en juin, il a décidé de faire de Bordeaux un laboratoire : maison éco-citoyenne, mise en place de la charte de l’écologie urbaine, ateliers de développement durable… Rien ne semble trop beau.

Un Juppé plus modeste

Après avoir cité les bons chiffres du tourisme de l’été, Alain Juppé a soigneusement éludé les questions liées à l’élection municipale de mars prochain. «Je ne me suis pas décidé, mais je donnerai ma réponse avant la fin de l’année», avant d’ajouter «j’ai envie de Bordeaux et j’ai l’impression que les Bordelais m’aiment ».

Cependant, il est apparu plus modeste qu’au printemps dernier en reconnaissant qu’au premier tour des législatives, «j’y ai cru trop tôt». Il estime que le fait d’avoir brigué à la fois le poste de député et celui de ministre a joué contre lui. «Le cumul de fonctions exécutives n’est plus bien perçu chez nos concitoyens», en a-t-il simplement conclu.