Sarkozy: «Je n'ai pas changé en devenant président de la République»

DIRECT Nicolas Sarkozy parle devant le Medef...

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Premier président à s'exprimer lors de l'Université d'été du Medef, Nicolas Sarkozy, entend frapper un gros coup lors de ce discours de rentrée. A suivre en direct sur 20minutes.fr.

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«je suis venu vous dire qu'on va faire le maximum pour changer les choses.»

Il revient sur la polémique sur sa venue au Medef. «Je pense que c'est mon devoir (de venir). Et j'irais dans d'autres endroits.»

Autre grand chantier, réformer le dialogue social.

«Je ne peux pas me résigner à ce que Londres devienne la 7e ville de France.»

«Je proposerais moi-même, avec les organisations agricoles une nouvelle PAC, parce que je ne laisserai pas tomber les agriculteurs qui ne veulent pas être des assistés, mais des entrepreneurs comme vous.»

La politique de la Banque centrale est décidément dans le collimateur de Nicolas Sarkozy, qui aimerait que la BCE s'inspire un peu plus des Etats-Unis, du Japon et des Chinois. «Je croie à l'indépenddance de la BCE, mais je n'accepterais jamais qu'un sujet aussi important échappe au débat.»

Il n'entend pas pour autant être pour le protectionnisme, mais pour «la réciprocité».

Nicolas Sarkozy ressort un de ses thèmes favoris de campagne: la mondialisation qui fausse la concurrence. «Les peuples d'Europe ont eu le sentiment que l'Europe ne les rendait pas plus fort, mais au contraire plus vulnérable. C'est un comble.»

Evidemment, corollaire, une charge contre l'Euro fort.

«Les partenaires sociaux, Laurence, doivent jouer le jeu.» Il tutoie Laurence Parisot.

Axe central du discours, l'opposition entre les créateurs et les spéculateurs. Evidemment, il faut encourager les seconds contre les premiers.

Les banques ne devraient pas prêter «davantage ou plus facilement» aux spéculateurs qu'aux ménages et aux entreprises.

«Vous allez voir que nous allons faire de la croissance. Avec cette croissance, nous aurons le plein emploi.»

«Vous aussi, vous devrez être exemplaire», demande Nicolas Sarkozy aux patrons du Medef. Il demande aux patrons de faire un petit effort sur les salaires.

Après la politique fiscale, la politique industrielle, notamment la politique énergétique. Le maître mot: indépendance. Il rapelle qu'il a proposé de fusionner les activités environnement avec GDF. Ce qui reviendrait plutôt à nationaliser Suez qu'à privatiser GDF.

Nicolas Sarkozy veut faire revenir les capitaux en France. Applaudissements très nourris.

Le président s'attaque maintenant à un gros dossier, le contrat de travail. L'Anpe et l'Unedic vont fusionner avant la fin de l'année, pour «offrir un meilleur service aux demandeurs d'emploi». En échange, des sanctions pour les chômeurs qui refuseraient des emplois dans leurs cordes.

L'interdiction de l'ouverture des magasins le dimanche, au moins dans les zones touristiques.

Nicolas Sarkozy s'en prend aussi aux dénonciations anonymes, bientôt interdites. Un coup dur pour la lutte contre la corruption? Pas vraiment une incitation au whistleblowing...

«La pénalisation du droit des affaires est une grave erreur.» Applaudissements nourris.

Petite charge sur les administration qui doit laisser tranquille les entrepreneurs, (mais attaquer les fraudeurs): «Je ferais des propositions très innovantes en la matière.» Pas tout de suite, donc.

«les entreprises qui veulent investir dans la recherches, nous allons les aider à fond.» Il annonce une première mesure de défiscalisation.

Nicolas Sarkozy revient sur toutes les réformes votées depuis le début de son mandat. Il explique aussi que les services de renseignement vont être réformés. Quel rapport avec l'économie? Plus d'efficacité. «L'Etat n'est pas une entreprise mais il doit être géré avec le même souci d'efficacité, de rigueur.»

Charge contre les parachutes dorés. «Ce n'est pas la Justice».

«Je me suis fixé un objectif, que l'Etat consomme moins, qu'il investisse davantage.» C'est ainsi que Nicolas Sarkozy explique qu'il ne remplacera pas un fonctionnaire parti à la retraite sur trois.

Première annonce, les marges arrières seront intégrées dans les calculs. Les 35 h vont être asssouplies, le travail moins taxé, le capital aussi. Des lignes directrices plutôt que des réformes concrètes.

Nicolas Sarkozy revient sur le paquet fiscal. Ce n'est pas parce qu'il veut une politique de la compétitivité qu'il veut laisser tomber le pouvoir d'achat. Ce sera les deux ensemble. «Pourquoi opposer l'un à l'autre?»

L'Euro a fait montré les prix. «Il faut dire la vérité aux Français.»

«Les indices des prix ne veulent rien dire.» Une réforme en vue?

Devant un parterre de patrons, Nicolas Sarkozy abord le thème du pouvoir d'achat. L'auditoire est-il bien choisi? Pour les syndicats, non. «Cette question du pouvoir d'achat, je veux qu'on la prenne au sérieux.»

Très combatif, Nicolas Sarkozy veut aller «chercher la croissance en nous même». Le Président veut plus de travail, de réforme, et surtout, de la confiance.

«Je ne suis pas venu commenter la conjoncture. je suis venu vous dire que je n'ai pas l'intention d'attendre les bras croisés que la conjoncture internationale s'améliore.»

L'objectif, plus de compétitivité, plus de productivité. «Il nous manque un point de croissance pour résoudre nos problèmes». Premier objectif chiffré de Nicolas Sarkozy.

Est-ce une rupture du continuum espace-temps? Ce discours de Nicolas Sarkozy ressemble beaucoup plus à un discours de candidat qu'à un discours de président. la force de l'habitude, sans doute.

Nicolas Sarkozy va bien parler de la situation économique du pays. Première attaque contre la pensée unique, et le conformisme. «Je n'ai pas changé en devenant président de la République». «Le mot rupture ne m'a jamais faire peur.» Nicolas Sarkozy remet donc au goût du jour son thème de campagne favori (au moins au début): la rupture.

«Notre pays a besoin de nos entrepreneurs», Nicolas Sarkozy flatte son auditoire dans le sens du poil. il passe un peu de pommade dans le dos de Laurence Parisot. Applaudissements.