Coup de pression des pêcheurs bretons

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Vingt-cinq bateaux de pêche venus des principaux ports de la pointe de la Bretagne se sont rassemblés hier matin au large du port de Brest (Finistère) pour réclamer le jugement en France de l'équipage de l'Ocean-Jasper. Ce cargo kiribatien est à l'origine du naufrage d'un caseyeur de Roscoff, le Sokalique, qui a fait un mort le 17 août.

Les marins pêcheurs bretons ont voulu montrer leur « détermination » à obtenir un procès en France et non pas dans l'Etat du pavillon de l'Ocean Jasper, les îles Kiribati, comme le prévoit le droit international, a expliqué André Le Berre, président du comité des pêches de Bretagne. Cette possibilité a été discutée hier matin par Nicolas Sarkozy au cours d'une conversation téléphonique avec le président des îles Kiribati, Anote Tong. Ce dernier aurait « indiqué sa volonté de coopérer pleinement » et a annoncé l'envoi en France d'un « émissaire personnel », selon le porte-parole de l'Elysée, David Martinon.

Citant le ministre des Transports de l'archipel du Pacifique, Le Figaro a indiqué hier que les Kiribati avaient ouvert leur « propre enquête maritime ». « C'est seulement au terme de ce processus, probablement d'ici à dix jours, que nous dirons où le procès doit avoir lieu, avec le souci de coopérer avec la France, mais aussi de respecter les règles internationales et de protéger nos intérêts », a précisé le ministre, David Yeeting. Pour l'heure, l'Ocean-Jasper reste immobilisé à Brest. La veuve du patron du Sokalique doit être reçue aujourd'hui à l'Elysée par le chef de l'Etat. Les six autres membres d'équipage du caseyeur ont pu être récupérés après la collision.