Douze mois de prison ferme pour le frère de Rachida Dati

JUSTICE Il a été condamné pour trafic de stupéfiants...

D'après AFP

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La cour d'appel de Nancy a condamné mardi Jamal Dati, le frère de la garde des Sceaux Rachida Dati, à douze mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants.
La cour d'appel de Nancy a condamné mardi Jamal Dati, le frère de la garde des Sceaux Rachida Dati, à douze mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants. — Jean-Christophe Verhaegen AFP

La cour d'appel de Nancy a condamné mardi Jamal Dati, le frère de la garde des Sceaux Rachida Dati, à douze mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants.

Jamal Dati, qui était jugé avec trois autres prévenus, avait écopé en février de six mois d'emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Verdun (Meuse), mais le ministère public avait fait appel de cette condamnation.

«Disproportion flagrante»

«Je ne m'explique absolument pas la disproportion flagrante entre la décision rendue en première instance à l'époque où M. Dati n'était le frère de personne et l'arrêt rendu» mardi, a regretté son avocat, Me Frédéric Berna.

Agé de 34 ans, Jamal Dati avait déjà été condamné en 2001 à trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois ferme, pour un trafic d'héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

«Efforts de réinsertion»

«C'est un toxicomane qui a eu des problèmes quand il était adolescent et qui a beaucoup souffert de la mort de sa mère», a expliqué son défenseur, qui a déploré que «la cour n'ait pas pris en compte ses efforts de réinsertion».

La condamnation va «remettre en question le parcours qu'il avait fait et les efforts incroyables qu'il avait entrepris pour s'en sortir. Il est soutenu par son employeur», a affirmé Me Berna.

Cassation

La comparution de Jamal Dati devant la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Nancy intervient moins d'un mois après l'adoption par le parlement de la loi sur la lutte contre la récidive qui crée des peines plancher pour les récidivistes.

Selon Frédéric Berna, qui a annoncé un pourvoi de son client en cassation, la sévérité de la peine rendue à l'encontre de Jamal Dati n'a toutefois rien à voir avec cette loi, car «elle n'est pas rétroactive» et le juge d'instruction de Verdun «ne l'a pas poursuivi pour des faits de récidive».