Enis: Nicolas Sarkozy annonce une série de mesures plus sévères

POLITIQUE – C'est ce que Nicolas Sarkozy a annoncé…

Comme Rachida Dati l'avait laissé entendre avant la réunion à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a annoncé lundi une série de mesures plus sévères pour lutter contre la récidive des délinquants sexuels. A commencer par l'ouverture en 2009 à Lyon du premier «hôpital fermé pour pédophiles».

Plus de remise de peine

Le Président a annoncé lundi que les délinquants sexuels ne sortiront de prison qu'une fois leur peine exécutée et après examen de leur dangerosité par un collège de médecins, ceux jugés dangereux devant rejoindre un hôpital fermé.

Faisant référence à Francis Evrard, pédophile récidiviste qui a enlevé et violé la semaine dernière à Roubaix un enfant de cinq ans, Nicolas Sarkozy a dit ne pas comprendre que «quand on a été condamné à 27 années de prison, on en fasse 18».
«Tout doit être mis en oeuvre pour que ça ne se reproduise pas (...) J'ai donc demandé au Garde des Sceaux qu'elle prépare un texte pour le mois de novembre» dans le cadre de la loi pénitentiaire «pour que, s'agissant des délinquants sexuels, la question des remises de peines ne soit posée qu'en fin d'exécution et non pas au début».

En outre, Nicolas Sarkozy a demandé au Garde des Sceaux et à la ministre de la Santé «de rédiger à brefs délais, c'est-à-dire pour novembre, un texte qui prévoira (...) que nous ferons maintenant la différence, s'agissant des délinquants sexuels, entre l'exécution de la peine et les questions de sûreté».

Castration chimique

Sur la question du traitement anti-hormonal, qui permet de freiner les pulsions sexuelles, Nicolas Sarkozy s'est déclaré favorable à ce procédé. «Ceux qui n'accepteront pas d'être soignés resteront dans cet hopital fermé, le temps où on estimera qu'ils sont dangereux. Ceux qui accepteront d'être soignés pourront avoir des permissions, et sortir de cet hôpital fermé, mais le feront en portant un bracelet électronique, en suivant un traitement, traitement hormonal, appelez-le castration chimique, les mots ne me font pas peur», a-t-il affirmé.