Accident de Moorea: le pilote n'a pas eu de malaise

avec AFP

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Seize corps ont été repêchés et quatre personnes étaient toujours portées disparues vendredi, après l'accident d'un avion régional qui s'est écrasé jeudi peu après son décollage dans le lagon de Moorea, île de Polynésie française.
Seize corps ont été repêchés et quatre personnes étaient toujours portées disparues vendredi, après l'accident d'un avion régional qui s'est écrasé jeudi peu après son décollage dans le lagon de Moorea, île de Polynésie française. — AFP/infographie

L’autopsie du corps de Michel Santurenne «ne met pas en évidence un malaise du pilote» qui était aux commandes du Twin Otter d’Air Moorea qui s’est abîmé jeudi en mer, a appris l’AFP samedi à Tahiti, de sources proches de l’enquête.

Cette enquête va «être approfondie» a annoncé le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Christian Estrosi, qui effectue une visite de 24 heures en Polynésie pour participer «au deuil des Polynésiens», a-t-il déclaré à son arrivée.

Cela va se traduire, indique-t-on dans l’entourage du secrétaire d’Etat, au niveau de l’autopsie par la recherche de «marqueurs d’infarctus» et au niveau de l’enquête par «un renforcement» des moyens.

Les gendarmes estiment que les nombreux témoignages sont «contradictoire», surtout entre ceux qui ont assisté à l’accident depuis l’aéroport et ceux qui l’ont vécu pratiquement sur place, comme les pêcheurs.

Repérer l’épave

Ce renforcement de l’enquête signifie également qu’il va falloir d’abord repérer l’épave, puis «aller voir» sur place l’état du cockpit et la position des commandes, à -800 mètres grâce à des caméras montées sur des engins télécommandés.

Les autorités souhaitent que la partie intacte de l’avion, c’est-à-dire le fuselage arrière, soit récupérée car, estime-t-on, c’est là que se trouvent les corps des quatre dernières victimes.

Sur 20 personnes à bord (19 passagers et le pilote), 16 corps ont été repêchés et quatre personnes étaient toujours portées disparues.