J'ai testé: Trouver une baby-sitter au milieu de l'été

Clémence Lemaistre

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Lundi 2 juillet, 14h00, mon téléphone portable vivre: «Vous avez un nouveau message». Je clique: «Désolée je suis malade je ne pourrai pas aller chercher Agathe. Je vous tiens au courant». Panique à bord, j’appelle la crèche, je préviens mon chef, et à 18h file du bureau en lançant un «Je suis joignable».

Le lendemain, je tente de joindre la baby-sitter: pas de nouvelles. Le surlendemain pareil: personne ne décroche. Le jeudi, bip bip, un nouveau texto: «Je suis arrêtée trois semaines et je ne reviendrai pas en septembre». Ok j’ai compris, les résultats du bac sont passés et pour elle ça sent bon les vacances. En attendant tous les jours c’est la course, le chef qui tire la gueule en me voyant partir deux heures plus tôt, le stress qui monte et l’angoisse de ne pas retrouver une babysitter pour tenir jusqu’au 15 août, date de mes vacances.

«Petits boulots»

Commence alors une longue liste de coups de fils. Toutes les baby-sitters connues y passent. Mais entre celles qui sont déjà en vacances, celle qui ont déjà un petit boulot et celles qui, en alternance, bossent tous les jours: impossible de trouver quelqu’un de libre. Les sites de petites annonces ne proposent que des offres à partir de septembre. Quant aux parents: les uns travaillent; les autres, à la retraite, sont partis loin de Paris.

Et finalement, c’est un collègue, étonnée par mes départs en coups de vent qui me souffle la solution: «Appelle une agence, j’en connais une bien».
«En juillet?»
«Mais oui».

Je prends le téléphone. Ca sonne. Mieux, ça répond: «Bébébonheur j’écoute». J’explique mon problème. Et miracle le lendemain, on me donne les coordonnées d’une baby-sitter, aussitôt adoptée par ma fille…