Hollande et Le Pen «renforcés» par les attentats pour un Français sur deux

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Photo-montage de portraits de Marine Le Pen et François Hollande réalisé le 12 avril 2012
Photo-montage de portraits de Marine Le Pen et François Hollande réalisé le 12 avril 2012 — DSK AFP

Un Français sur deux estime que François Hollande (50%) et Marine Le Pen (49%) sortent «renforcés» de la série d'attentats du 13 novembre à Paris et des jours qui ont suivi, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mercredi.

A la question «Pour chacune des personnalités suivantes, diriez-vous qu'elle sort plutôt renforcée ou plutôt affaiblie de l'actualité des 10 derniers jours en France ?», 50% des Français ont répondu «plutôt renforcée» en ce qui concerne le chef de l'Etat (24% «plutôt affaiblie», 25% «ni l'un ni l'autre»).

Après François Hollande, Marine Le Pen est, selon 49% des sondés sortie «plutôt renforcée» par ces événements, 18% estimant qu'elle en est sortie «plutôt affaiblie», 32% «ni l'un ni l'autre».

Parmi les figures de la politique qui sortent plutôt «renforcées» de cette séquence figure aussi Manuel Valls, à 41% («plutôt affaibli» pour 26% des sondés).

A droite, si Alain Juppé peut se targuer d'un solde plutôt positif («plutôt renforcé» pour 25%, «plutôt affaibli» pour 17%), son rival à la primaire, Nicolas Sarkozy semble avoir pâti de cette séquence («plutôt renforcé» à 18%, «plutôt affaibli» à 41%).

En revanche, seulement 24% des sondés inscrits sur les listes électorales (962 personnes au total parmi les 992 interrogées) estiment que l'actualité des attentats et ce qui en a découlé «va modifier» leur vote lors des élections régionales («non» à 75%).

Quelque 73% de ces inscrits sur les listes considèrent toutefois que les attentats et leurs suites les «poussent» à aller voter lors des régionales «pour exprimer leur attachement à la démocratie».

Enquête réalisée en ligne les 24 et 25 novembre sur un échantillon de 992 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.