Malgré le drame la Fête des Loges ouvre ses portes

FAIT DIVERS Deux personnes sont mortes, samedi soir, dans cette attraction à...

avec AFP

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Après la mort de deux personnes dans un «Booster» de la Fête des Loges à Saint-Germain-en-Laye, le 4 août 2007.
Après la mort de deux personnes dans un «Booster» de la Fête des Loges à Saint-Germain-en-Laye, le 4 août 2007. — no credit

La Fête des Loges à Saint-Germain-en-Laye a rouvert ses portes dimanche après-midi. Le feu vert a été donné à la mi-journée après le passage de la commission de sécurité, qui a inspecté toutes les attractions à sensations du site.

«Tous les manèges avaient déjà subi une inspection avant l'ouverture» de la manifestation qui accueille 15.000 personnes par jour et jusqu'à 30.000 visiteurs quotidiens durant le week-end, a expliqué la mairie.

Un peu plus tôt dimanche, le directeur de Fabbri Group, le fabricant italien de l'attraction «Booster» sur laquelle est survenu un accident mortel samedi soir à la Fête des Loges de Saint-Germain-en-Laye, a annoncé qu'il allait demander à tous les propriétaires de cette attraction de procéder à des vérifications.

«C'est la première fois qu'un tel drame survient»

«Je vais informer tous les clients des Booster, dont il existe 30 modèles dans le monde dont 8 en France, et leur demander de vérifier les machines» qui devraient donc être arrêtées pour inspection, a déclaré Enrico Fabbri, directeur de la société, lors d'une conférence de presse.

Enrico Fabbri a assuré que c'était «la première fois qu'un tel drame survient sur une de nos attractions». Il a par ailleurs «témoigné de sa solidarité avec la famille», dont le père et un fils, âgés respectivement de 48 ans et de 21 ans, sont morts dans la chute d'une des deux nacelles, qui a aussi grièvement blessé un autre fils de 14 ans et un oncle de 41 ans. Le pronostic vital des deux blessés, qui sont hospitalisés à Poissy (Yvelines), «n'est pas engagé», selon la préfecture.

L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles qui a dépêché sur place des experts de l'identité judiciaire. Un périmètre de sécurité a été établi autour du «Booster» pour permettre les investigations.