Enlèvement d'Alexandre: trois personnes en garde à vue

avec AFP

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Toutes les forces de sécurité de la Réunion étaient mobilisées samedi pour retrouver Alexandre, 12 ans, enlevé la veille par des membres présumés d'une secte dont le gourou a été condamné pour viol.
Toutes les forces de sécurité de la Réunion étaient mobilisées samedi pour retrouver Alexandre, 12 ans, enlevé la veille par des membres présumés d'une secte dont le gourou a été condamné pour viol. — AFP/HO

L'enquête avance à la Réunion. Trois personnes ont été placées en garde à vue samedi au commissariat central de Saint-Denis dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement du jeune Alexandre par les adeptes présumés d'une secte, a-t-on appris de source judiciaire.

Une des personnes interpellées avait loué la voiture ayant servi à transporter les ravisseurs, au nombre de quatre, à Saint-Denis pour commettre leur forfait, selon la même source. Le véhicule avait été retrouvé incendié dans la nuit de vendredi à samedi à Saint-Leu sur la côte ouest de l'île.

Les auteurs du rapt avaient ensuite pris la fuite à bord d'une autre voiture qui a été retrouvée abandonnée samedi dans les hauts de l'ouest, à Bois-de-Nèfles Saint-Paul, à proximité du domicile de Juliano Verbard, principal suspect de l'affaire. Le propriétaire de la voiture ainsi qu'une autre personne, membre de la secte, ont été interpellés et placés en garde à vue.

Les enquêteurs orientent leurs investigations vers les adeptes de la secte Coeur douloureux et immaculé de Marie fondée en 2001 par un jeune homme, Juliano Verbard, âgé à l'époque de 19 ans, qui prétendait avoir assisté à plusieurs apparitions de la vierge. L'homme, actuellement en cavale, a été condamné en 2006, à 15 ans de réclusion criminelle pour viol et agressions sexuelles sur deux enfants dont les parents étaient membres de la secte.

Tout au long de la journée de samedi d'importantes forces de police et de gendarmerie ont été déployées un peu partout dans l'île pour des contrôles routiers et des perquisitions afin de retrouver le jeune Alexandre. Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Christian Estrosi, a téléphoné à la mère de la victime pour lui assurer que «tous les moyens ont été mis en œuvre» et qu'Interpol a été saisi pour que «l'enfant ne puisse pas quitter le territoire réunionnais», a-t-elle rapporté.