Saint-Denis: l'homme qui dit avoir prêté l'appartement à des gens venant de Belgique en garde à vue

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La police scientifique devant l'appartement de Saint-Denis visé par un assaut antiterroriste, le 18 novembre 2015
La police scientifique devant l'appartement de Saint-Denis visé par un assaut antiterroriste, le 18 novembre 2015 — ERIC FEFERBERG AFP

Un homme qui dit avoir hébergé deux personnes «qui venaient de Belgique» dans l'appartement de Saint-Denis, au nord de Paris, visé par un assaut antiterroriste, a été interpellé mercredi par les policiers et placé en garde à vue, a constaté une journaliste de l'AFP.

«Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours», a raconté à l'AFP Jawad Bendaoud, expliquant avoir mis à leur disposition un appartement situé 8, rue du Corbillon.

«J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit +c'est pas grave+, ils voulaient juste de l'eau et faire la prière. J'ai rappelé mon ami. Il m'a dit qu'ils venaient de Belgique», a-t-il poursuivi.

«On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, je n'étais pas au courant que c'étaient des terroristes», a expliqué le trentenaire, très agité, avant d'être menotté et emmené par les policiers.

Décrit par le procureur de Paris, François Molins, comme «celui qui a fourni le logement», il a été placé en garde à vue.

Selon le parquet de Bobigny, M. Bendaoud a été condamné pour «coups mortels» à huit ans de prison par la cour d'assises de Seine-Saint-Denis en novembre 2008. Il était sorti en septembre 2013, a précisé un représentant du parquet.

Une de ses amies, qui dit avoir dormi dans l'appartement la semaine dernière, a expliqué à l'AFP qu'il s'agissait d'un logement dont son ami a forcé la porte, «une sorte de squat». Selon elle, les deux visiteurs sont arrivés «il y a deux jours».

La jeune femme est également en garde à vue, selon le procureur.