Clearstream : Villepin, qui n'a plus le droit de rencontrer Jacques Chirac, fait appel

CLEARSTREAM L'ex-Premier ministre encourt cinq ans de prison ferme...

avec AFP

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AFPTV

Non seulement Dominique de Villepin est mis en examen pour «complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance, complicité d'usage de faux» mais il n'a pas le droit de rencontrer Jacques Chirac et les principales personnes mises en cause dans l'affaire Clearstream, a-t-on appris de sources proches du dossier. Les juges ne lui ont pas interdit en revanche de se déplacer en France et à l'étranger. L'ancien Premier ministre a aussitôt fait appel de son contrôle judiciaire qui prévoit notamment le versement d'une caution de 200.000 euros.

Il encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement, a encore indiqué à 20minutes.fr le Parquet de Paris.

«Je tiens à redire ce matin qu'à aucun moment je n'ai demandé d'enquête sur des personnalités politiques, qu'à aucun moment, je n'ai participé à une quelconque manoeuvre politique», avait-t-il déclaré en sortant du pôle financier vendredi.

Arrivé à 9h40

Dominique de Villepin y était arrivé à 9H40. De retour de vacances en Polynésie française, l'ex-Premier ministre, le teint halé, costume sombre et cravate rouge, était accompagné de ses avocats, Mes Olivier d'Antin et Luc Brossollet.

Mise en examen

Son audition a débuté à 10h. Les juges Jean-Marie d'Huys et Henri Pons ont alors fait savoir à l'ex-Premier ministrre leur intention de le mettre en examen, avant de se retirer à 10h20 pour en délibérer. Vingt minutes plus tard, ils ont confirmé à Villepin leur décision.

Ce dernier leur a fait savoir qu'il ne répondrait pas à leurs questions avant «de prendre connaissance du dossier», qui fait 26 tomes, plus de 2.000 pages.

Lire tous notre dossier sur l'affaire clearstream

Il est soupçonné d'avoir participé à une tentative de déstabilisation de son rival politique Nicolas Sarkozy, élu depuis président de la République.

Selon des sources proches du dossier, il devait demander aux magistrats à être entendu sur le fond du dossier à une date ultérieure et annoncer alors s'il demande la saisine de la Cour de justice de la République.

Cette juridiction d'exception est la seule habilitée à juger les actes des anciens ministres pour des faits présumés commis dans le cadre de leurs fonctions. Villepin a toujours affirmé avoir agi dans ce dossier en tant que ministre des Affaires étrangères puis de l'Intérieur.

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