es négociations en cours entre distributeurs et fabricants sur les tarifs des produits de grande consommation en 2007, très tendues, devraient aboutir à de nouvelles baisses des prix pour le consommateur et une intensification des promotions.
es négociations en cours entre distributeurs et fabricants sur les tarifs des produits de grande consommation en 2007, très tendues, devraient aboutir à de nouvelles baisses des prix pour le consommateur et une intensification des promotions. — Mychelle Daniau AFP/Archives

CONSOMMATION

Les prix alimentaires vont augmenter

Une hausse «inévitable» selon des professionnels…

La hausse des prix alimentaires en France est «inévitable» dans les prochains mois, en raison notamment de l'augmentation des prix mondiaux des matières premières agricoles, ont indiqué mercredi les représentants de l'agriculture, de l'industrie alimentaire et de la distribution.

«Inévitablement, il y aura une certaine hausse des prix agricoles et alimentaires», a expliqué Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, le plus important syndicat d'exploitants agricoles, lors d'une conférence de presse, après une réunion commune des professionnels.

«Pas masochistes»

«Nous ferons tout pour que cela pèse le moins possible sur le consommateur avec des hausses minimum nécessaires à la survie des entreprises. Nous ne sommes pas masochistes», a ajouté Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania).

Le président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) Jérôme Bédier a pour sa part reconnu qu'il y aura «vraisemblablement des hausses pour le consommateur». Mais il a souhaité qu'elles soient le «plus limitées possible» et estimé qu'il faudrait tenter d'«éviter que cela dure trop longtemps».

Michel-Edouard Leclerc, président des centres Leclerc, a en revanche considéré que la hausse des matières premières ne devait pas être «le prétexte à une hausse des prix en France».

«Si certaines augmentations semblent inévitables, elles n'auront, dans la plupart des cas qu'un impact limité sur le prix des produits de grande consommation», estime
Michel-Edouard Leclerc qui n'a pas participé à la réunion de mercredi.