Cacophonie sur le service minimum dans l’éducation

COMMUNICATION Les déclarations se suivent et ne se ressemblent pas...

— 

Une salle de classe.
Une salle de classe. — Mychèle Daniau AFP/Archives

Accords et désaccords au gouvernement. Sans se prononcer sur l’idée d’un service minimum dans l’éducation, le Snuipp-FSU a demandé mercredi «que cesse la cacophonie» sur le sujet. Et le principal syndicat de l'enseignement primaire d’énumérer les différentes déclarations du Premier ministre puis de ses ministres.

Acte I : Mardi soir, alors que le Sénat examine le projet de loi «sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres de voyageurs», François Fillon estime sur France 3 que le service minimum dans les transports pourrait servir de «modèle pour être étendu dans d'autres secteurs, dont l'Education nationale».

Acte II : Le ministre du Travail Xavier Bertrand va plus loin, déclarant sur France Inter mercredi matin «indispensable» que les enfants puissent être accueillis à l'école. Il pose la «question (de savoir) quel est le bon vecteur juridique, une loi ou autre, c'est à déterminer».

Acte III :
A la sortie du Conseil des ministres un peu plus tard mercredi, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos indique que, «pour l'heure», les discussions concernent «uniquement les transports», tout en soulignant que «cela n'empêche pas de réfléchir à moyen terme à des dispositifs d'accueil, de continuité du service public dans l'Education nationale aussi».

Acte IV : Le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez assure qu’«il n'y a pas, à ce stade, de projet en préparation devant le Parlement sur le service minimum autre que celui portant sur les transports actuellement débattu».

De quoi tourner la tête des syndicats, largement hostiles au projet. D’autant que le gouvernement n’en est pas à sa première confusion en termes de com’. «20 Minutes» s’était fait l’écho le 10 juillet d’un embrouillamini concernant la rétribution des stagiaires.

Toujours dans l’éducation, la lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Xavier Darcos évoquant l’autonomie budgétaire des collèges et lycées avait valu un communiqué du ministère de l’Education nationale rectifiant ses propos. «Cela ne signifie pas que les établissements voteront leur propre budget, ni qu'ils recruteront leurs professeurs», avait-il cru bon de préciser.

En juin, enfin, la cacophonie sur la «TVA sociale» avait valu plusieurs sièges de députés au groupe UMP.

Participez au débat et dites-nous ce que vous pensez que ce projet de loi va donner, en cliquant ici