Deux mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, l'UMP s'est réorganisée samedi pour se mettre en ordre de marche derrière lui et soutenir les réformes engagées dès cet été, dont François Fillon n'a pas caché qu'elles se heurteraient à des "obstacles et des pesanteurs".
Deux mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, l'UMP s'est réorganisée samedi pour se mettre en ordre de marche derrière lui et soutenir les réformes engagées dès cet été, dont François Fillon n'a pas caché qu'elles se heurteraient à des "obstacles et des pesanteurs". — Olivier Laban-Mattei AFP

SOCIAL

Et pourquoi pas un service minimum dans l'Education

une suggestion de François Fillon…

Alors que le gouvernement voulait limiter le projet de loi sur le service minimum aux transports publics, François Fillon a franchi un pas mardi, estimant que ce projet de loi pouvait servir de «modèle pour être étendu dans d'autres secteurs dont l'Education nationale».

Le Premier ministre n’a aucun doute sur la réussite future de ce projet: «La démonstration qui sera faite de l'efficacité du dialogue social dans les transports, peut ensuite servir de modèle pour être étendu dans d'autres secteurs, dont l'Education nationale».

«Le meilleur service public en permanence à tous les Français»

Le Sénat a entamé mardi l'examen du «projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres de voyageurs», une promesse électorale de Nicolas Sarkozy qui suscite de fortes réserves des syndicats.

«Si cela marche, je ne vois pas pourquoi on n'étendrait pas à d'autres domaines, car l'objectif c'est quand même bien de fournir le meilleur service public en permanence à tous les Français», a expliqué François Fillon.

Un amendement pour un service minimum dans l’enseignement

«Beaucoup de services publics ont d'ailleurs parfaitement résolu cette question, on n’envisagerait pas d'interrompre l'activité d'un hôpital même lorsqu'il y a un conflit».

83 amendements ont déjà été déposés au Sénat sur ce texte, dont l'un propose qu'un service minimum soit également assuré dans l'enseignement, les jours d'examen du brevet ou du baccalauréat.

«Le droit de grève est garanti et le droit d'aller travailler aussi»

Interrogé sur les pressions que risqueraient de subir le salarié obliger de se déclarer gréviste 48 heures à l’avance, François Fillon a soutenu que «ce n'était pas le sujet».

«Il n'y aura pas plus de pression qu'aujourd'hui», a-t-il expliqué. «Les salariés de ces entreprises de transport ne peuvent pas ne pas voir cette exigence que les Français ont manifesté à maintes reprises, et à l'occasion des élections présidentielles: il faut du dialogue social, mais en même temps, le droit de grève est garanti et le droit d'aller travailler aussi».

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